Un multirécidiviste condamné pour conduite sous stupéfiants sans permis à Saint-Savin
Condamnation pour conduite sous stupéfiants sans permis à Saint-Savin

Un jeune multirécidiviste condamné pour conduite sous stupéfiants sans permis à Saint-Savin

Lundi 9 février 2026, un homme d'une vingtaine d'années a comparu en comparution immédiate devant le tribunal pour des faits de conduite sans permis et sous l'emprise de stupéfiants. Les événements remontent au 5 février 2026, vers 20 heures, lorsque les forces de l'ordre ont interpellé l'individu à Saint-Savin alors qu'il se rendait au domicile de son ex-compagne pour lui restituer son véhicule.

Une arrestation rapide et des aveux immédiats

Lors du contrôle, les gendarmes ont constaté que le conducteur ne disposait pas de permis de conduire valide. Un test de détection de stupéfiants s'est révélé positif, confirmant la consommation de substances illicites. Le prévenu a immédiatement reconnu les faits lors de son arrestation. Multirécidiviste avec pas moins de dix mentions à son casier judiciaire pour des infractions similaires, il a été placé en détention provisoire sans délai. Son interpellation est survenue seulement neuf jours après sa sortie de prison, soulignant un cycle préoccupant de récidive.

Une audience marquée par des arguments contradictoires

Pendant l'audience, la présidente Sandrine Lemahieu a rappelé au jeune homme que son statut de récidiviste jouait en sa défaveur, malgré ses affirmations selon lesquelles il s'était « calmé ». Le prévenu a invoqué des contraintes professionnelles, déclarant : « Je n'ai pas le choix, avec mon entreprise je dois travailler », en référence à un garage qu'il a récemment ouvert. Le représentant du ministère public, Gonzague Beaufour, a quant à lui questionné l'impact réel des condamnations antérieures, notant que l'accusé « a du mal à accepter l'interdit » et soulevant des problèmes de confiance et de transparence.

La défense évoque un parcours chaotique et des projets d'avenir

Me Lucas Tabone, l'avocat de la défense, a plaidé que son client comprenait son infraction. Il a évoqué une logique d'autodestruction liée à une enfance difficile, marquée par de mauvaises fréquentations, et à une période d'incarcération particulièrement éprouvante. L'avocat a également mis en avant le projet professionnel du prévenu, qui souhaite « se focaliser sur son garage » et ambitionne d'en ouvrir d'autres à l'avenir, une perspective qui semble lui tenir à cœur.

Une peine sévère avec des mesures d'accompagnement

Après délibération, le tribunal a déclaré le prévenu coupable et l'a condamné à une peine de huit mois de prison. Quatre mois de cette peine sont assortis d'un sursis probatoire de deux ans, tandis que l'autre moitié sera aménagée en une détention à domicile. En complément, une obligation de soin a été imposée, visant à adresser les problèmes sous-jacents ayant conduit à ces infractions répétées.