Marc de Cacqueray-Valmenier condamné en appel pour violences lors d'un meeting de Zemmour
Condamnation en appel de l'ex-dirigeant des Zouaves Paris

Condamnation en appel pour l'ancien dirigeant des Zouaves Paris

Marc de Cacqueray-Valmenier, l'ancien dirigeant des Zouaves Paris, groupuscule d'ultradroite aujourd'hui dissous, a été condamné jeudi 19 février en appel à Paris à un an de prison, dont six mois ferme aménageables en détention à domicile sous bracelet électronique. Cette condamnation fait suite à des violences perpétrées contre des militants de SOS Racisme lors d'un meeting d'Éric Zemmour en 2021.

Les détails de la décision judiciaire

Dans son jugement, la cour d'appel a précisé que Marc de Cacqueray-Valmenier se voit interdire tout contact avec les victimes ainsi qu'avec les coauteurs de l'agression pendant une période de cinq ans. Il est également condamné à une interdiction de détenir une arme pendant cette même durée. Cette décision intervient après une première instance en décembre 2024 où le tribunal correctionnel de Bobigny avait condamné le militant à dix-huit mois d'emprisonnement dont neuf ferme.

Le tribunal avait alors retenu que les Zouaves Paris avaient agi comme « un service d'ordre officieux » de la réunion publique de promotion d'Éric Zemmour, alors candidat d'extrême droite à l'élection présidentielle de 2022. Les faits remontent au 5 décembre 2021 lors du premier meeting de campagne d'Éric Zemmour à Villepinte, en Seine-Saint-Denis.

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Le déroulement des événements violents

Ce jour-là, douze militants de SOS Racisme étaient montés sur des chaises pour exhiber sur leurs tee-shirts chacun une lettre de la phrase « non au racisme », qu'ils scandaient également. Ils ont alors été agressés à coups de poing et de pied, et ont reçu du mobilier jeté sur eux. Le tribunal s'est appuyé sur l'« identification initiale par les services de renseignements » de Marc de Cacqueray-Valmenier parmi les agresseurs, ainsi que sur sa « reconnaissance formelle » par plusieurs victimes.

Pendant le procès, M. de Cacqueray-Valmenier a nié toute participation aux violences et a contesté avoir dirigé le groupuscule ultranationaliste, assurant ne l'avoir « fréquenté que de manière anecdotique » en 2020. Cependant, les preuves rassemblées par la justice ont conduit à cette condamnation.

Contexte et antécédents judiciaires

Lors du meeting d'Éric Zemmour, le gouvernement avait annoncé en janvier 2022 la dissolution des Zouaves Paris, groupe informel apparu en 2017. Ce groupe était accusé d'être à l'origine de nombreux « agissements violents » et de diffuser « régulièrement des images reprenant les symboles de l'idéologie nazie ».

Marc de Cacqueray-Valmenier, âgé de 27 ans, a déjà un lourd passé judiciaire. En janvier 2022 à Paris, il a été condamné à un an de prison ferme aménagée en détention à domicile sous bracelet électronique pour « violence en réunion sans incapacité », lors d'une expédition dans un bar de la mouvance antifasciste à Paris. En 2023, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour violences aggravées contre un jeune homme de la mouvance antifasciste en 2017.

Cette affaire met en lumière les tensions politiques et les violences associées à certains mouvements d'extrême droite en France, soulignant l'importance de la réponse judiciaire face à de tels actes.

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