Affaire Luc Besson : le ministère public appuie une réouverture de l'information judiciaire pour viol
Le parquet général de Paris a émis un avis favorable à la réouverture de l'information judiciaire pour viol visant le cinéaste Luc Besson, a-t-on appris mardi 12 mai 2026 de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart. Cette décision fait suite à la demande déposée par une comédienne qui accuse le réalisateur de viol.
L'avis du parquet général, rendu le 7 mai, est désormais entre les mains de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui devra statuer sur cette demande de réouverture. Si la chambre de l'instruction suit cet avis, une nouvelle information judiciaire sera ouverte, permettant aux enquêteurs de poursuivre les investigations.
Les faits reprochés
La comédienne, qui avait porté plainte en 2018, accuse Luc Besson de l'avoir violée à plusieurs reprises entre 2016 et 2017. L'affaire avait été classée sans suite en 2019 par le parquet de Paris, qui avait estimé que les faits étaient prescrits ou insuffisamment caractérisés. La plaignante avait alors fait appel de cette décision.
En 2021, la cour d'appel de Paris avait confirmé le non-lieu, mais la plaignante n'a cessé de se battre pour que la justice rouvre le dossier. En 2024, elle a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, ce qui a relancé la procédure.
Un avis qui change la donne
L'avis favorable du parquet général constitue un tournant dans cette affaire. Jusqu'à présent, le parquet s'était opposé à toute réouverture. Ce changement de position pourrait être motivé par de nouveaux éléments apportés par la plaignante, notamment des témoignages et des messages échangés avec le réalisateur.
Luc Besson, de son côté, a toujours nié les faits. Ses avocats n'ont pas encore réagi à cette nouvelle. Le cinéaste, connu pour des films comme Le Grand Bleu ou Lucy, est également visé par d'autres accusations de violences sexuelles, qu'il conteste.
La procédure à venir
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit maintenant examiner la demande de réouverture. Si elle l'accepte, une information judiciaire sera ouverte, et un juge d'instruction sera désigné pour mener les investigations. La plaignante espère que cette réouverture permettra de faire la lumière sur les faits qu'elle dénonce.
Cette affaire s'inscrit dans le contexte plus large du mouvement #MeToo en France, qui a conduit à une libération de la parole des victimes de violences sexuelles. Plusieurs personnalités du cinéma ont été mises en cause ces dernières années.



