Bagarre générale aux assises de Nice lors d'un procès familial chez les gens du voyage
Bagarre générale aux assises de Nice lors d'un procès

Une scène surréaliste s'est déroulée ce mardi 28 avril 2026 dans la salle 4 de la cour d'assises de Nice. Le procès de trois membres de la communauté gitane, jugés pour leur implication dans un drame survenu à Villeneuve-Loubet le 2 août 2022, a viré au pugilat entre deux familles rivales. Après une journée d'audience seulement, les débats ont été interrompus par des affrontements physiques, contraignant la cour à poursuivre à huis clos.

Un conflit familial aux origines douloureuses

Dans le box des accusés, Jean Dubois, 58 ans, comparaît pour meurtre et tentative de meurtre. À ses côtés, les frères Cano, Raymond et Richard, âgés de 30 et 41 ans, répondent de violences aggravées en réunion. Tous sont impliqués dans un conflit familial lié à une séparation et à la garde d'un enfant. Le 2 août 2022, aux alentours de 12h40, plusieurs coups de feu ont éclaté au domicile des Dubois, avenue de la Bermone. Ce qui devait être une médiation familiale a dégénéré en violence : échanges verbaux, coups, armes blanches, puis armes à feu. Une femme a été blessée à l'épaule et un jeune homme de 17 ans, Pierre, a reçu une balle mortelle dans l'abdomen. Chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre, invoquant la légitime défense.

L'audience tourne au chaos

Le lendemain de l'ouverture du procès, en fin de matinée, une bagarre d'envergure a éclaté dans une salle comble. L'écoute des appels aux secours du jour du drame a ravivé les tensions. Le père de la victime, submergé par l'émotion, s'en est pris verbalement à Jean Dubois, désigné comme responsable de la mort de son fils. Son avocat, Me Alexandre de Vita, a dû intervenir pour le maîtriser. Dans le public, des affrontements ont éclaté entre les deux familles, venues nombreuses. Seuls deux policiers nationaux tentaient de maintenir l'ordre dans une salle plongée dans le chaos.

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Huis clos décidé pour la suite

À la reprise après la pause déjeuner, la sécurité a été renforcée. Le président Ludovic Leclerc a évoqué la possibilité d'un huis clos, soutenu par l'avocat général Karim Mameri, qui a dénoncé un comportement « inadmissible » et « d'une extrême violence ». Après une brève suspension, la cour a décidé de poursuivre sans public. Une décision jugée « inévitable » par Me Régine Ciccolini, conseil de Jean Dubois, elle-même prise à partie et touchée à la poitrine par une bouteille d'eau. Me Gérard Baudoux s'y est opposé, estimant que le « paroxysme » de la tension était atteint et que les débats auraient pu reprendre sereinement. La partie civile s'en est remise à l'appréciation de la cour.

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