Le procureur de la République d'Alès, Abdelkrim Grini, a décidé de renvoyer trois suspects devant le tribunal correctionnel pour l'attaque du Prolé d'Alès survenue lors de la feria de l'Ascension de l'année dernière. Après une étude minutieuse du dossier, il estime disposer d'assez d'éléments pour que ces jeunes Cévenols, âgés de 23 à 25 ans, soient jugés.
Une audience prévue en octobre
Les trois suspects seront jugés lors d'une audience à juge unique qui se tiendra au palais de justice d'Alès le mardi 6 octobre à 9 heures. Ils encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement pour violences aggravées par deux circonstances : en réunion et avec armes.
Proches du Block Montpelliérain
Les trois jeunes hommes, originaires du Bassin, avaient été placés en garde à vue fin février au commissariat de Montpellier. Présumés proches du groupuscule identitaire d'ultra-droite "Block Montpelliérain", dissous début mars, ils sont inconnus de la justice ou n'ont que des antécédents mineurs pour l'un d'eux.
Le procureur Grini précise : "Je considère avoir des éléments même s'ils contestent leur implication. Chacun fera valoir ses arguments. Mais, à la lecture du dossier, un débat judiciaire doit avoir lieu devant le tribunal."
Deux des mis en cause reconnaissent avoir été présents à Alès lors des faits, mais seulement pour profiter de la feria, tandis que le troisième nie même avoir été en ville au moment de l'agression.
Cinq parties civiles
Cinq parties civiles se sont constituées, représentées par l'avocate montpelliéraine Me Sophie Mazas, ainsi que Mes Ralph Blindaeur et Alain Ottan. Ces conseils avaient précédemment indiqué qu'un classement sans suite serait inenvisageable pour les victimes, affirmant qu'ils ne lâcheraient rien.



