Antonio Zagari, un tueur paradoxal, revient sur son parcours criminel dans un livre autobiographique récemment traduit en français. Décédé en 2004, il y détaille sa carrière au sein de la 'Ndrangheta, la puissante mafia calabraise, qu'il finit par trahir en dénonçant son propre père à la justice italienne.
Un tueur qui détestait le sang
Depuis son enfance, Zagari était révulsé par la vue du sang, qu'il s'agisse du sien ou de celui des autres. Cette aversion l'a même poussé à éviter la viande pendant de longues années. Pourtant, des années 1970 aux années 1990, il a fait couler beaucoup de sang en tant que membre de la 'Ndrangheta, considérée comme l'une des organisations criminelles les plus redoutables d'Italie et d'Europe.
Une affaire de famille
La mafia était une tradition familiale pour ce Calabrais, dont les parents avaient émigré en Lombardie peu après sa naissance. Son père, affilié à la 'Ndrangheta, ne voyait en lui qu'un complice plutôt qu'un fils. C'est ce même père qu'Antonio Zagari a finalement dénoncé, devenant un repenti.
Le film Ammazzare Stanca de Daniele Vicari, avec Gabriel Montesi dans le rôle principal, est adapté de cette autobiographie unique en son genre, offrant un témoignage rare sur les rouages internes de la mafia calabraise.



