Le parquet général de la cour d'appel de Paris a demandé, ce jeudi, la réouverture de la procédure pour viol visant le célèbre réalisateur Luc Besson. Cette décision fait suite à la plainte déposée par une actrice, qui accuse le cinéaste de l'avoir violée à plusieurs reprises entre 2016 et 2019.
Un nouveau rebondissement judiciaire
Cette demande de réouverture intervient après que la plaignante a fourni de nouveaux éléments, notamment des témoignages et des échanges de messages, qui pourraient étayer ses accusations. Le parquet général estime que ces éléments justifient une reprise des investigations, qui avaient été classées sans suite en 2021.
Les avocats de la défense réagissent
Les avocats de Luc Besson ont immédiatement réagi en dénonçant une procédure "déloyale" et "infondée". Ils affirment que leur client est innocent et que ces accusations mensongères nuisent à sa réputation. Le réalisateur, qui a toujours nié les faits, devrait être entendu par les enquêteurs dans les prochaines semaines.
Cette affaire a déjà connu plusieurs rebondissements depuis la première plainte en 2018. L'actrice, qui avait initialement porté plainte pour viol, avait vu sa procédure classée sans suite faute de preuves suffisantes. Elle avait ensuite relancé l'affaire en 2022 avec de nouveaux témoignages.
- La plaignante accuse Luc Besson de viols entre 2016 et 2019.
- Le parquet général demande la réouverture de l'enquête.
- Les avocats du réalisateur dénoncent une procédure déloyale.
Cette décision du parquet général marque une étape importante dans cette affaire très médiatisée. Elle pourrait conduire à une mise en examen de Luc Besson si les juges d'instruction estiment les charges suffisantes. L'audience devant la chambre de l'instruction devrait se tenir dans les prochains mois.
Luc Besson, réalisateur de films à succès comme "Le Grand Bleu" ou "Lucy", voit ainsi son nom à nouveau associé à des accusations de violences sexuelles, dans un contexte de libération de la parole des victimes. Cette affaire rappelle celle de l'actrice Adèle Haenel, qui avait également accusé un réalisateur, Christophe Ruggia, de faits similaires.



