ADN relie trois crimes violents : le meurtrier confondu après 12 ans
ADN relie trois crimes violents : meurtrier confondu après 12 ans

En 2009, une femme est retrouvée morte dans son appartement à Paris, victime d'un meurtre violent. L'enquête piétine, faute de témoin ou d'empreinte. En 2015, un autre crime similaire secoue la banlieue lyonnaise : une jeune femme est agressée et tuée chez elle. Les enquêteurs notent des similitudes dans le mode opératoire, mais aucun lien formel n'est établi. En 2021, un troisième meurtre à Marseille relance l'affaire. Cette fois, la police scientifique parvient à prélever un échantillon d'ADN sous les ongles de la victime.

La percée génétique

L'analyse de l'ADN révèle un profil génétique correspondant à un homme déjà fiché pour des faits de violence, mais sans lien direct avec les scènes de crime. Les enquêteurs utilisent alors une technique de pointe : la généalogie génétique. En comparant l'ADN avec des bases de données publiques, ils remontent un arbre familial et identifient un suspect potentiel : un homme de 45 ans, habitant dans le sud de la France.

La confrontation et les aveux

Arrêté en mars 2023, le suspect nie d'abord toute implication. Mais les preuves ADN sont accablantes : son profil correspond à celui retrouvé sur les trois scènes de crime. Selon le procureur de la République, « la probabilité que cet ADN appartienne à une autre personne est d'une sur un milliard ». Devant l'évidence, l'homme finit par avouer les trois meurtres, commis sur une période de douze ans. Il explique avoir agi seul, sans mobile apparent, par « pulsions irrépressibles ».

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Le procès et la condamnation

Le procès s'est tenu en juin 2026 à la cour d'assises de Paris. L'accusé, décrit comme « manipulateur et dépourvu d'empathie » par les experts psychiatriques, a été reconnu coupable de trois assassinats. La cour l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Les familles des victimes, présentes à l'audience, ont salué une « décision juste » après « douze années d'attente et de douleur ».

Impact et perspectives

Cette affaire illustre l'efficacité croissante de la généalogie génétique dans les enquêtes criminelles. Selon le directeur de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, « cette technique permet de résoudre des cold cases qui semblaient insolubles ». Cependant, son utilisation soulève des questions éthiques sur la protection des données personnelles. Le ministre de la Justice a annoncé la création d'un cadre légal spécifique pour encadrer ces pratiques, prévu pour 2027.

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