Le chiffre fait froid dans le dos. Un total de 255 signalements de violences sexistes et sexuelles mettant en cause des adultes au contact d’élèves ont été enregistrés depuis le début de l’année, a indiqué ce lundi le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray. Devant les députés à l’Assemblée nationale, le ministre a précisé que ces alertes concernaient aussi bien le milieu scolaire que le périscolaire.
Des signalements en hausse dans le scolaire et le périscolaire
« 255 signalements de violences sexistes et sexuelles mettant en cause des adultes au contact d’élèves ont été enregistrés depuis le début de l’année, à la fois pour le scolaire et pour le périscolaire, pour ceux qui nous ont été signalés », a-t-il détaillé devant les députés, lors de l’examen de la proposition de loi visant à lutter contre les violences exercées sur les enfants à l’école et dans le périscolaire.
Une répartition entre public et privé
« 88 % concernent des personnels du public […] et 12 % concernent des personnels du privé », a-t-il ajouté. Le ministre a également précisé que le ministère « révoque chaque année », dans les établissements publics, « entre 35 et 45 agents pour des motifs tirés de violences sexuelles ou sexistes ». Il y a aussi eu « cinq à sept révocations », l’année dernière et cette année, « pour le privé sous contrat ».
Une réponse « immédiate et sans concession »
« Face à chaque signalement, la réponse est immédiate et sans concession », a-t-il assuré. « Transmission aux autorités judiciaires, chaque fois que les faits le justifient, suspension administrative des personnels mis en cause, accompagnement renforcé des victimes par des cellules dédiées ».
Les députés examinent lundi la proposition de loi visant à lutter contre les violences exercées sur les enfants à l’école et dans le périscolaire, rédigée dans le sillage de l’enquête parlementaire sur Bétharram. Avec une interrogation quant à la possibilité d’aller au terme des débats dans le temps imparti.



