Un soutien massif des avocats pénalistes
Dans une tribune publiée ce jeudi 30 avril 2026, 1 200 avocats pénalistes ont tenu à rappeler l'importance fondamentale de la libre parole de la défense, après que plusieurs de leurs confrères ont été mis en cause dans le cadre du procès retentissant de la Dz Mafia. Ce procès, qui se déroule actuellement à Paris, a vu des avocats de la défense être accusés de compromission avec leurs clients, suscitant une vive émotion au sein de la profession.
Le contexte du procès de la Dz Mafia
Le procès de la Dz Mafia, un réseau criminel originaire de Marseille, a débuté en mars 2026. Plusieurs avocats ont été pointés du doigt par les enquêteurs pour avoir, selon eux, facilité les communications entre les détenus et leurs complices à l'extérieur. Ces accusations ont conduit à des perquisitions dans les cabinets d'avocats et à des interrogatoires, ce qui a été perçu par la profession comme une atteinte au secret professionnel et à l'indépendance de la défense.
La réaction des avocats
Dans leur tribune, les 1 200 signataires, parmi lesquels figurent des bâtonniers et des anciens présidents du Conseil national des barreaux, affirment que « la défense ne saurait être entravée sans que l'équilibre du procès équitable ne soit rompu ». Ils dénoncent une « suspicion généralisée » qui pèse sur les avocats pénalistes et appellent à ce que les principes fondamentaux du droit soient respectés. « Chaque avocat doit pouvoir exercer sa mission sans crainte de représailles ou de stigmatisation », écrivent-ils.
Les enjeux pour la profession
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre les autorités judiciaires et les avocats de la défense dans les dossiers de criminalité organisée. Les avocats pénalistes estiment que leur rôle est essentiel pour garantir les droits de la défense, et que toute tentative de les discréditer ou de les contrôler risque de porter atteinte à l'État de droit. « Sans avocats libres, il n'y a pas de justice libre », conclut la tribune.
Les suites attendues
Le procès de la Dz Mafia doit se poursuivre pendant plusieurs mois. Les avocats mis en cause ont annoncé leur intention de porter plainte pour violation du secret professionnel. Par ailleurs, le Conseil national des barreaux a demandé une réunion urgente avec le ministre de la Justice pour discuter des garanties à apporter à la profession. Cette mobilisation sans précédent de 1 200 avocats témoigne de l'inquiétude profonde qui règne dans le monde judiciaire.



