« Ils ont fait les travaux, la seule chose qu’ils ont faite, c’est repeindre le mur », souffle un élève de 5e, intraitable. Au coin de la cour du collège Pablo-Neruda de Bègles, voilà donc les toilettes incriminées, ce bloc sanitaire qui n’est pas de première jeunesse, lieu d’attroupement qui intimide plus d’un élève. Selon le sondage en ligne des parents d’élèves, 24 % des enfants disent y avoir été « embêtés », dont 17 % « parfois », 5 % « souvent » et 3 % « toujours ».
Une « mission flash » pendant les vacances de Pâques
Une « mission flash » a été menée dans ces murs par le Département durant les vacances de Pâques avec, entre autres, coup de peinture et pose de nouvelles plaques au plafond, le précédent étant éventré à force de dégradations. Est évoquée la possibilité de séparateur entre les urinoirs, côté garçons. « On refera un point dans la dernière semaine d’août », s’engage Mathilde Dastes, directrice de l’éducation et des collèges au Département, soucieuse de ne pas rompre le dialogue engagé mercredi 29 avril avec les parents d’élèves.
Une cabine pour 25 élèves
Autre piste annoncée : « on a demandé de mettre des moyens de surveillance plus réguliers », c’est-à-dire une présence plus soutenue dans ce coin de la récréation. Et, peut-être, une action pédagogique qui donnerait « plus de visibilité aux agents d’entretien », avec l’ambition de voir les élèves malintentionnés « respecter le matériel ». La mobilisation des parents intervient dans un contexte de remontée des effectifs, le collège comptant 623 élèves (pour une capacité de 650) contre « 500 » il y a quelques années, conséquence d’une refonte de la carte scolaire. Soit « une cabine de toilettes pour 25 élèves », fait remarquer Mathilde Dastes. Selon le ministère de l’Éducation nationale, relève un parent d’élève, une cabine « pour dix élèves » est recommandée « a minima ».



