Un animateur périscolaire de 25 ans a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, a annoncé le parquet de Versailles mercredi 2 juillet. Les faits se seraient déroulés entre septembre 2024 et juin 2025 dans une école de la commune de Trappes, dans les Yvelines.
Six enfants victimes identifiées
Selon le parquet, six enfants âgés de 6 à 10 ans ont été identifiés comme victimes. L’animateur, employé par la mairie, aurait profité de ses fonctions pour commettre les actes. Une enquête a été ouverte après le signalement d’une mère d’élève en juin 2025.
« Les investigations ont permis de recueillir des témoignages concordants et des éléments matériels accréditant les accusations », a déclaré le procureur de la République de Versailles, sans donner plus de détails pour préserver l’enquête.
Mise en examen et placement en détention
L’animateur a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès. La mairie de Trappes a indiqué avoir suspendu l’agent dès la connaissance des faits et a lancé une procédure disciplinaire.
« Nous sommes profondément choqués par ces révélations. Nous avons immédiatement coopéré avec les autorités et mis en place un suivi psychologique pour les enfants concernés », a déclaré le maire de Trappes, Ali Rabeh, dans un communiqué.
Réactions et mesures de prévention
L’affaire a suscité une vive émotion dans la commune. Une cellule psychologique a été ouverte à l’école pour les élèves et leurs familles. L’inspection académique a également été saisie. Le parquet a précisé que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuelles autres victimes.
Cette affaire relance le débat sur le contrôle des personnels encadrant les enfants. Selon le ministère de l’Éducation nationale, environ 10 % des signalements pour violences sexuelles en milieu scolaire concernent des personnels périscolaires. Des associations de protection de l’enfance réclament un renforcement des vérifications d’antécédents judiciaires pour tous les intervenants auprès des mineurs.



