Ce 6 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Nicolas, un homme d'une quarantaine d'années, à 18 mois de prison dont 6 mois assortis d'un sursis probatoire de deux ans, pour des violences conjugales aggravées. Les faits se sont déroulés le 3 juillet 2026 à Saint-Laurent-des-Arbres, dans le Gard.
Une agression de plus de deux heures
Ce jour-là, Nicolas, sous l'emprise de l'alcool (1,31 g d'alcool dans le sang), a frappé sa compagne Nathalie (prénom modifié) à coups de poing et de pied pendant plus de deux heures. Il l'a jetée au sol et a tenté de l'étrangler. La mère de famille a réussi à s'enfuir dans la rue, poursuivie par son compagnon qui l'a saisie par le cou. Deux légionnaires, témoins de la scène, sont alors intervenus, permettant à la victime de se réfugier dans un bureau de tabac. Nathalie a également été secourue par un témoin. Les gendarmes et le parquet ont été alertés. La victime a présenté 10 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
Un passé de violences conjugales
Le couple vivait ensemble depuis plusieurs années et avait une fille de 7 ans. Nicolas reprochait à sa compagne une liaison vieille de 15 ans, ce qui alimentait des tensions constantes. Nathalie avait déjà porté plainte en 2025 pour des violences conjugales, et Nicolas avait alors été condamné à 8 mois de prison avec sursis dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Malgré cette condamnation, les violences ont continué. "Cette dernière année n'a été que violences", a déclaré Nathalie, le visage tuméfié, lors de l'audience. "Je veux vivre, être heureuse avec ma fille. Il nous avait juré qu'il ne recommencerait pas. Je n'étais qu'une poupée de chiffon quand il m'a frappée, giflée… Je pensais que j'allais mourir."
Des légionnaires sauveurs
L'avocate de la victime, Me Marie-Camille Chevenier, a souligné le rôle crucial des légionnaires : "Elle était en état de choc et incapable de réaliser qu'elle vivait avec un homme violent qui l'a coupée de sa famille. Cela fait 17 ans qu'elle n'a pas vu ses parents. Ce jour-là, elle a été sauvée par ces légionnaires. Aujourd'hui, il faut protéger cette femme ainsi que sa petite fille."
La défense plaide l'aide plutôt que la prison
Nicolas a reconnu les faits : "Tout est vrai. J'avais commencé à boire à midi et j'avais trop bu." Il a également admis consommer de la cocaïne. Son avocate, Me Ludivine Gloriès, a plaidé pour une alternative à l'incarcération : "C'est un homme qui a besoin d'aide. Il y a l'alcool, la consommation de cocaïne. Tout cela crée un contexte. Et il a honte. Et il y a d'autres solutions que la prison." Elle a proposé un placement et une prise en charge par La Cordée, une structure accompagnant les hommes violents sous autorité judiciaire.
La condamnation
Le parquet de Nîmes avait requis 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis, avec maintien en détention, interdiction de rencontrer la victime et révocation du précédent sursis de 6 mois. Le tribunal a suivi ces réquisitions : Nicolas a été condamné à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans, avec interdiction de contact avec la victime. Il a été écroué immédiatement.



