Viol lors d'un rendez-vous BDSM : un entrepreneur jugé en Belgique
Viol BDSM : un entrepreneur jugé à Anvers

Ce jeudi 22 mai, un entrepreneur de 36 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel d'Anvers pour le viol d'une étudiante de 19 ans. L'homme, adepte régulier de pratiques BDSM, aurait rencontré la jeune femme sur une application de rencontre destinée aux "célibataires à succès". Selon les informations révélées lors de l'audience, la victime cherchait à arrondir ses fins de mois et s'était inscrite sur cette plateforme. C'est là qu'elle est entrée en contact avec cet Anversois, qui lui aurait proposé 300 euros pour un rendez-vous.

Des images qualifiées d'écœurantes

Lors du procès, l'avocate de la plaignante, Manon Cop, a décrit les images des faits, filmées par l'accusé, comme "écœurantes" et "insoutenables". "En tant qu'avocate spécialisée dans les affaires de mœurs, j'ai déjà vu beaucoup de choses sordides. Mais ces images-là ? Elles sont écœurantes, franchement insoutenables", a-t-elle déclaré. Les magistrats ont également souligné que, dès la 15e minute de la vidéo, on voyait clairement la jeune femme retirer son consentement. "Elle pleure, supplie qu'on arrête. Et lui… continue. Comment peut-on mal interpréter de tels signaux ?", ont-ils prononcé.

Les supplications de la victime

L'avocate de la plaignante a détaillé les nombreuses supplications de la jeune femme : "Elle dit 20 fois 'stop', 12 fois 'non', 15 fois 's'il vous plaît', 5 fois 'aïe', et autant de fois 'je veux rentrer chez moi'. Elle ne voulait pas de ce rapport brutal, et elle l'a exprimé sans ambiguïté."

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La défense invoque un safeword

En guise de défense, l'accusé a expliqué qu'ils avaient mis en place un "safeword" (mot d'arrêt) pour les cas où la situation deviendrait trop violente. Son avocat, Me Brecht Horsten, a plaidé que dans le milieu BDSM, "rouge" est un mot-clé standard. "Ce mot est nécessaire dans un monde où 'stop' ne signifie pas toujours 'stop', car la douleur et le plaisir activent les mêmes zones du cerveau", a-t-il argumenté.

Un profil inquiétant

L'entrepreneur a un passé judiciaire trouble. Il a "fréquenté pendant longtemps des prostituées presque quotidiennement" et a déjà été poursuivi pour une altercation avec l'une d'elles. Le parquet a requis une peine de prison ferme de cinq ans, assortie d'une amende. Le prévenu, quant à lui, a demandé l'acquittement. Le jugement doit être rendu ultérieurement.

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