Val-d'Oise : le clip de rap tourne à l'affrontement avec les gendarmes, un jeune de 14 ans interpellé
Les militaires sont intervenus à Bouffémont après que les images de vidéosurveillance ont révélé la présence d'armes de poing et de sabres, vendredi. Aucun dégât ni blessé n'est à déplorer.
Un adolescent de 14 ans a été interpellé par des gendarmes vendredi, lors de violences urbaines, à Bouffémont (Val-d'Oise), a-t-on appris ce dimanche. Les militaires sont intervenus alors qu'une trentaine de personnes s'était rassemblée place Vauban, pour le tournage d'un clip de rap. Une patrouille du PSIG de la brigade de Domont se rend sur place pour effectuer des contrôles. C'est alors qu'elle fait l'objet de diverses provocations.
Le centre de supervision urbaine de la commune, qui reçoit les images de vidéosurveillance, avertit les militaires que les personnes présentes sont en possession d'armes de type sabres, bombes lacrymogènes et armes de poing, sans parvenir à déterminer si elles sont factices.
Alors qu'ils tentent de s'approcher, ils sont visés par des tirs de feux d'artifice dans leur direction. Les gendarmes répliquent en utilisant leur lanceur de balles de défense (LBD). Ils sollicitent des renforts.
Il tente de se changer pour échapper aux gendarmes
Les patrouilles disponibles du secteur se rendent sur place. Leurs collègues du PSIG de Roissy font usage de deux grenades lacrymogènes pour disperser l'attroupement. Grâce aux images fournies par les caméras de la ville, les gendarmes continuent à faire reculer les fauteurs de troubles, qui continuent leurs provocations et les tirs dans leur direction. Aucun dégât ni blessé n'est à déplorer.
Un peu plus tard, une des patrouilles du PSIG de Domont réussit à interpeller l'une des personnes suspectées d'avoir commis ces tirs. Il aurait tenté de changer de vêtements afin d'éviter d'être identifié.
« Bouffémont n'a pas vocation à devenir un terrain de démonstration de violences »
Âgé de 14 ans, il a été placé en garde à vue et a reconnu les faits lors de ses auditions. Il a été présenté dans la foulée au tribunal de Pontoise et a été convoqué pour être jugé le 9 juin. En attendant, il est placé sous contrôle judiciaire avec couvre-feu.
« Nous ne tolérerons jamais ce type de comportements sur notre commune, a déclaré la mairie dans une publication sur Facebook. Bouffémont n'a pas vocation à devenir un terrain de démonstration de violences, d'intimidations ou de provocations mettant en danger les habitants ou les agents publics. »



