Un habitant de Boulazac a été jugé vendredi 22 mai en comparution immédiate pour vol en récidive. Les motivations du jeune homme de 21 ans restent floues, et il a été difficile pour le tribunal correctionnel de Périgueux de comprendre ce qui l'a conduit à dérober plusieurs véhicules sans surveillance, alors qu'il portait encore un bracelet électronique à la jambe droite.
Des vols en série pour financer sa consommation
Entre le 1er et le 19 mai, le prévenu a subtilisé une Dacia Logan puis une Citroën C15, ainsi que leur contenu, à La Douze et Saint-Médard-d'Excideuil. La deuxième voiture appartenait à un ancien boucher qui avait participé à une partie de chasse peu de temps auparavant. Le voleur a emporté avec lui la carte d'identité, le permis de chasse, les vestes, mais aussi le fusil de la victime, qu'il a revendu peu après en échange de deux grammes de cocaïne.
Le 19 mai, les gendarmes ont identifié la Citroën volée et son conducteur, qui roulait sans permis. Très vite, Lucas Dolleans Cheval a avoué avoir déjà vendu le deuxième véhicule, cette fois contre dix grammes de cocaïne.
Des explications ambiguës
« Ces vols auraient-ils eu lieu s'il ne devait pas financer sa consommation de stupéfiants ? », a interrogé le président du tribunal. « Pas forcément », a hésité le Boulazacois. Une réponse ambiguë de la part d'un jeune homme qui consomme de la cocaïne depuis l'âge de 16 ans, mais aussi de la résine de cannabis, de l'amphétamine, et « tout ce qui pouvait traîner », a-t-il reconnu.
Si le ministère public a noté que le prévenu a reconnu les faits, il a également souligné son manque d'explications et de regrets apparents quant aux vols en série. La magistrate a signalé une escalade dans le profil de ce Boulazacois, condamné quatre fois pour vol depuis 2024. Elle a requis deux ans de prison ferme avec maintien en détention, ainsi qu'une interdiction de se présenter en Dordogne pendant deux ans.
La décision du tribunal
Les magistrats ont reconnu Lucas Dolleans Cheval coupable de l'ensemble des faits et l'ont condamné à un an de prison ferme, ainsi qu'à payer 800 euros d'amende pour réparer les préjudices subis par le boucher retraité.



