Une réunion publique très attendue s'est tenue ce mercredi soir dans les jardins de la médiathèque du Clos Saint-Louis à La Seyne-sur-Mer, consacrée à la suite du vaste chantier de requalification de l'avenue Henri-Guillaume. La municipalité avait convié les habitants pour échanger sur la troisième phase des travaux, qui doit débuter le 18 mai. Face aux riverains, le nouveau maire Dorian Munoz a posé le cadre de la discussion : « Je voulais plus de transparence », a-t-il expliqué, assumant de présenter un projet « qui n'est pas le sien » puisqu'il s'inscrit dans une programmation engagée de longue date.
Une troisième phase à partir du 18 mai
Alors que la phase 2, centrée sur l'élargissement de la partie ouest de l'avenue, touche à sa fin, la suite du chantier se profile. La troisième tranche concernera cette fois la portion Est, du numéro 437 jusqu'à la médiathèque, avec notamment la création d'un giratoire. Le calendrier est fixé : démarrage le 18 mai, pour une durée prévisionnelle de dix mois, avec une pause estivale en août. À terme, l'ambition est de requalifier l'ensemble de l'axe, du gymnase L'Herminier jusqu'au chemin de l'Évescat, aux Sablettes.
Inquiétudes sur le trafic et la corniche de Tamaris
Si les interventions ont été nombreuses, très vite, elles ont fait émerger une inquiétude : celle d'une augmentation du trafic à l'avenir. En toile de fond, la réfection de la corniche de Tamaris et la perspective d'un sens unique de circulation sur une portion. Plusieurs habitants redoutent un effet direct : un report du flux automobile vers des axes secondaires. Sur ce point, le maire Dorian Munoz a indiqué ne pas être favorable à cette mesure. Il explique toutefois que cette orientation avait déjà été arrêtée dans le cadre du projet global et qu'il lui est aujourd'hui difficile d'y revenir. « Quand j'ai compris que je ne pourrais pas revenir sur ce sens de circulation, j'ai fait des bonds dans mon bureau », confie-t-il.
Le maire promet une nouvelle consultation
Le maire annonce vouloir organiser une nouvelle réunion publique pour consulter les habitants, tout en posant un avertissement : revenir sur le projet impliquerait de perdre les financements engagés, estimés à près de 39 millions d'euros, et de repartir de zéro. « Je ne vais rien décider à votre place. Mais je ne souhaite pas faire comme mes prédécesseurs, c'est-à-dire rien », a-t-il déclaré, avant d'élargir le propos à l'état des grands projets locaux. « Le parking des Esplageolles, depuis combien de temps vous l'attendez ? La réfection du centre-ville ? La corniche de Tamaris ? L'atelier mécanique ? On a vingt ans de retard sur les gros projets. On ne dira pas à la fin de mon mandat que je n'ai rien fait. »
La vitesse, principale préoccupation
Bien que non évoquée par les riverains, la question du stationnement a été intégrée via un avenant par le premier magistrat, avec davantage de places prévues sur l'avenue. Autre point largement partagé au fil des échanges : la vitesse, présentée par les habitants comme le principal problème sur l'avenue. Pour y répondre, la municipalité annonce la mise en place d'écluses, ainsi qu'un renforcement des contrôles. Un message rapidement suivi d'effet : dès le lendemain, la police municipale diffusait sur ses réseaux sociaux des images de contrôles de vitesse en cours sur l'avenue en question.



