Un touriste de 31 ans, originaire d'Auch, a été condamné ce lundi 22 juin par le tribunal judiciaire de Montpellier à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir agressé deux personnes sous l'emprise de l'alcool dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin. Les faits se sont déroulés aux abords d'un hôtel du quartier du Millénaire.
Déroulement des violences
Le prévenu s'en est d'abord pris à une femme qu'il connaissait, lui assénant un coup de genou dans le ventre. Il s'est ensuite retourné contre le veilleur de nuit, intervenu pour porter secours à la victime. L'homme lui a plaqué sur le torse un couteau de cuisine, qu'il utilisait selon lui pour "faire les sandwichs", sans toutefois porter de coup. Il a ensuite planté la lame dans le comptoir de la réception. Une partie de la scène a été captée par les caméras de vidéosurveillance de l'établissement.
Profil du prévenu
Souffrant de schizophrénie et de troubles bipolaires, le trentenaire avait déjà été condamné à quatorze reprises, notamment pour rébellion, conduite sous stupéfiants et refus d'obtempérer, des faits tous antérieurs à 2022. À la barre, il a tenté de se défendre en déclarant : "J'avais arrêté l'alcool, mais cette fois c'était exceptionnel."
À l'arrivée des forces de l'ordre, il s'est violemment débattu tout en les insultant. Son avocate, Me Laetitia Leroy, a expliqué : "Il a facilement tendance à croire que tout le monde est contre lui." Sans contester les faits, elle a cherché à les replacer dans leur contexte : "Les infractions sont caractérisées. On parle de violences graves." Selon elle, son client était initialement animé d'une bonne intention : "Sa première démarche était saine. La jeune femme consommait de la cocaïne à proximité et il voulait sortir la mère de ses enfants de cette relation toxique."
Décision du tribunal
Cet argument n'a pas convaincu le tribunal, qui a reconnu le prévenu coupable. En plus de la peine d'emprisonnement, il devra suivre des soins en addictologie et en psychologie. Le tribunal lui a également interdit de détenir une arme pendant cinq ans.



