Tirs en Alès et Montpellier : un homme condamné à six ans de prison
Tirs en Alès et Montpellier : six ans de prison

Un différend routier dégénère en fusillade

Le tribunal correctionnel d'Alès a jugé ce jeudi 21 mai un homme de 37 ans, originaire du Gard, pour avoir ouvert le feu sur un automobiliste le 7 avril dernier. L'altercation a débuté à la station-service du quartier de Clavières, à Alès, où les deux conducteurs se sont disputés après des coups de portière. Selon la victime, elle a ensuite été prise en chasse avant de se faire tirer dessus avec un revolver à poudre noire. Le projectile l'a atteinte à la main, alors qu'elle levait le bras pour se protéger, lui occasionnant dix jours d'interruption totale de travail.

Un prévenu au lourd casier judiciaire

Le mis en cause, qui compte 18 mentions sur son casier judiciaire et sept incarcérations, était en situation d'évasion depuis janvier, n'étant pas retourné à la prison des Baumettes après une permission. Il a affirmé détenir une arme car il aurait un contrat de 10 000 euros sur sa tête depuis 2018. Le parquet a requis sept ans de prison, décrivant des "scènes de Far West en plein Alès et en plein Montpellier".

Deux versions contradictoires

Le prévenu reconnaît avoir fait feu, mais avance une version différente : il affirme que la victime l'a agressé à la station-service, puis l'a suivi chez lui et a tenté de l'écraser. Selon lui, le coup serait parti accidentellement alors qu'il se relevait. La défense a plaidé la légitime défense ou, à défaut, l'excuse de provocation. La victime, absente au procès, est présentée par l'avocate comme responsable des événements.

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Un policier traîné au sol à Montpellier

Le 9 avril, le véhicule du prévenu a été repéré à Montpellier. Lorsque la BAC s'est approchée, le conducteur a accéléré, traînant un policier sur un ou deux mètres avant de percuter deux véhicules et de s'enfuir à pied. Il a finalement été interpellé le 14 avril à Valence, dans la Drôme. L'avocat du policier a souligné le contraste : le fonctionnaire a eu peur mais n'a pas sorti son arme.

Condamnation à six ans de prison

Le tribunal n'a pas retenu les arguments de la défense. Le prévenu a été condamné à six ans d'emprisonnement avec maintien en détention. Le parquet avait requis sept ans, estimant que l'homme était un "électron libre" inadapté à la vie en société, susceptible de commettre l'irréparable.

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