Tags antisémites et croix gammées sur la statue de la République à Paris
Tags antisémites sur la statue de la République à Paris

Des inscriptions haineuses sur un monument emblématique parisien

Ce lundi, la statue de la République située sur la place éponyme à Paris a été la cible de dégradations antisémites particulièrement choquantes. Des inscriptions en lettres vertes proclamant « Tuez les Rothschild » ont été taguées sur le piédestal du monument, accompagnées de deux croix gammées et d'autres slogans appelant explicitement à la violence.

Un contexte déjà chargé de symboles

Il est à noter que sur ce même monument, une affiche en noir et blanc rendant hommage à Ilan Halimi était toujours collée. Ce jeune homme juif avait été séquestré et torturé à mort en janvier 2006 dans une affaire qui avait profondément marqué la France. La présence simultanée de cet hommage et de ces nouveaux tags antisémites crée un contraste saisissant et douloureux.

La police municipale était présente sur les lieux en milieu de journée ce lundi pour constater les faits et filmer les dégradations. Ces actes de vandalisme avaient initialement été rapportés par le journal Le Parisien.

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Une inquiétante augmentation des actes antisémites en France

Ces dégradations surviennent dans un climat national d'augmentation préoccupante des actes antisémites. Selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, bien que ces actes aient diminué de 16% pour atteindre 1.320 en 2025, ils « n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années ».

Plus alarmant encore, les actes antisémites représentent désormais 53% de l'ensemble des faits antireligieux recensés en France, confirmant une tendance à la hausse ces dernières années.

Le contexte international et d'autres cibles visées

Les experts relient cette forte hausse à l'attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché le conflit à Gaza et semble avoir eu des répercussions sur la tension communautaire en France.

Les tags découverts sur la statue de la République ne visaient pas uniquement des messages antisémites. D'autres inscriptions prenaient pour cible les pédocriminels ainsi que l'ancien président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, dont le nom a été cité dans l'affaire Epstein. Cette diversité de cibles suggère une volonté de provocation large et médiatique de la part des auteurs de ces dégradations.

Les autorités ont ouvert une enquête pour identifier et interpeller les responsables de ces actes, qui constituent à la fois des dégradations de biens publics et des provocations à la haine raciale, deux infractions sévèrement réprimées par la loi française.

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