Un sit-in de soutien aux sages-femmes et auxiliaires puéricultrices de la Polyclinique Sainte-Thérèse, à Sète, s'est déroulé ce mercredi 1er juillet, premier jour de fermeture de la maternité. Une quarantaine de personnes se sont rassemblées dans le hall de l'établissement, exprimant émotion, incompréhension et colère face à l'incertitude qui pèse sur le personnel.
Une situation d'incertitude pour le personnel
Delphine Champagne, auxiliaire puéricultrice la plus ancienne de la maternité, présente depuis son déménagement quai du Mas Coulet en mars 1996, a déclaré : "Voilà. C'est fermé. Et nous, on est prises en otage." Elle a ajouté : "On ne sait toujours pas si on va être licenciées, si on va être transférées. On a frappé à toutes les portes pour avoir des réponses concrètes. Elles sont restées closes. On se sent complètement abandonnées. La situation est inacceptable."
Alma Dubois, sage-femme, a renchéri : "C'est une situation qui aurait dû être anticipée. On est au courant de cette fermeture depuis le 5 septembre. On est dix mois après, quasiment jour pour jour et on est toujours dans un imbroglio avec une absence de communication. Et nous, on se retrouve le bec dans l'eau."
Un combat pour l'avenir professionnel
Les cinq sages-femmes et trois auxiliaires puéricultrices de Sainte-Thérèse ne savent toujours pas quel sera leur avenir, alors que l'activité obstétricale a été transférée vers les Hôpitaux du bassin de Thau. Un huissier s'est déplacé à la Polyclinique pour constater qu'elles n'étaient en service ni à Sainte-Thérèse, ni à l'hôpital Saint-Clair.
"On ne va pas se mentir : on est épuisées. On a dû fermer cette maternité. Ce n'est pas un petit service. C'est une âme qui s'en va. Il va falloir faire le deuil de se quitter car c'était une famille. Et en même temps, il faut vivre avec l'angoisse de ne pas être payées demain", a confié Delphine Champagne.
Les témoignages de mamans se multiplient pour saluer le professionnalisme de l'équipe, mais ces soutiens ne suffisent pas à dissiper l'angoisse. Les huit professionnelles de santé poursuivent leur combat pour obtenir des réponses concrètes sur leur avenir.



