Relaxe d’un animateur : des familles sous le choc
Relaxe d’un animateur : familles sous le choc

Un animateur de centre de loisirs, accusé de violences sur plusieurs enfants, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet 2025. Les familles des victimes présumées, sous le choc, estiment que les enfants ont pu être influencés par leurs parents dans leurs témoignages.

Des accusations graves

L’animateur, âgé de 34 ans, était poursuivi pour des faits de violences volontaires sur six enfants âgés de 4 à 7 ans, commis entre 2022 et 2023 dans un centre de loisirs du 13e arrondissement de Paris. Les parents avaient porté plainte après avoir constaté des ecchymoses et un comportement inhabituel chez leurs enfants. Selon l’accusation, l’animateur aurait frappé, tiré les cheveux et insulté les enfants.

Le jugement

Le tribunal a estimé que les preuves étaient insuffisantes. Les témoignages des enfants, recueillis par des psychologues, ont été jugés peu fiables. « Les enfants ont pu être influencés par leurs parents, qui étaient très inquiets et ont pu orienter leurs paroles », a déclaré le président du tribunal lors du délibéré. L’animateur, qui a toujours nié les faits, a été relaxé au bénéfice du doute.

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La réaction des familles

Les familles des enfants ont exprimé leur colère et leur incompréhension. « C’est une double peine. Nos enfants ont souffert, et maintenant on nous dit qu’ils ont menti ? », a déclaré une mère sous couvert d’anonymat. Une autre mère a ajouté : « On ne nous a pas écoutés. Les enfants ont parlé, mais leur parole n’a pas été prise au sérieux. » Selon leur avocate, Me Sophie B., « les enfants ont été très clairs dans leurs descriptions. Il est choquant que le tribunal remette en cause leur crédibilité sans preuve solide de manipulation. »

Les suites judiciaires

Le parquet a indiqué qu’il étudiait la possibilité de faire appel. De son côté, l’animateur, qui a perdu son emploi depuis les accusations, a déclaré vouloir reprendre une vie normale. « Je suis innocent. Cette affaire a détruit ma vie, mais je veux tourner la page », a-t-il confié à l’issue du procès.

Un contexte plus large

Cette affaire relance le débat sur la place de la parole de l’enfant dans les procédures judiciaires. Selon une étude de l’Observatoire de la protection de l’enfance, 70% des signalements pour violences sur mineurs aboutissent à un classement sans suite ou une relaxe. « Il y a un vrai problème de reconnaissance de la parole de l’enfant », estime Me B. « Les tribunaux sont souvent réticents à condamner sur la seule base du témoignage d’un enfant, surtout en l’absence de preuves matérielles. »

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