Un homme de 44 ans a été lourdement condamné par le tribunal correctionnel de Béziers, ce lundi 18 mai, pour avoir été reconnu coupable de huit vols et de quelques tentatives de vols à travers le Biterrois, de février à mars derniers.
Des vols en série dans plusieurs communes
La présidente du tribunal correctionnel de Béziers a dû prendre une grande inspiration pour décrire les chefs d'accusation contre ce Serviannais de 44 ans. Il était poursuivi pour huit vols et trois tentatives de vols à Béziers, Saint-Geniès-de-Fontedit, Lieuran-lès-Béziers, Roquebrun, Laurens, Thézan-lès-Béziers et Gabian, entre le 4 février et le 24 mars.
Un butin varié
En cambriolant principalement des caves à vin ou des entreprises de transport, il a réussi à se constituer un butin divers et varié : plusieurs centaines d'euros en liquide, de l'outillage, des lampes frontales, des centaines de litres d'essence, des ordinateurs ou encore un godet de pelle de chantier.
Une lourde peine pour un récidiviste
Ces agissements ont valu à ce récidiviste une lourde peine, prononcée par le tribunal : quatre ans de prison dont un an de sursis probatoire pendant deux ans.
Arrêté pour conduite sans assurance ni permis
S'il n'avait pas été arrêté par la police à Béziers pour défaut d'assurance et conduite sans permis, nul doute que d'autres entreprises auraient pu être touchées. « Ce véhicule a été vu quasi systématiquement sur les lieux des délits ou à proximité, et même avec un scotch pour tenter de dissimuler une partie de la plaque d'immatriculation », a détaillé la présidente du tribunal.
Repéré par les caméras de surveillance avec un autre individu, le prévenu n'a pas été très loquace face aux questions de la magistrate. « Pourquoi avoir commis tout ça ? Que comptiez-vous faire des objets ? Qui était cet homme avec vous ? Comment déterminiez-vous les objectifs, vous partiez en repérage ? », a-t-elle tenté de savoir. « J'ai pas forcément envie de vous répondre », a-t-il lancé en retour, depuis le box.
24 condamnations au casier judiciaire
La représentante du parquet de Béziers a bien essayé, elle aussi, de le questionner. « Pourquoi votre voiture et votre téléphone ont borné à proximité des lieux cambriolés ? », a-t-elle demandé. « Je n'en sais rien », a-t-il dit. « C'est le hasard, peut-être ? », a enchaîné la parquetière. « Oui, oui », a-t-il rétorqué.
Avant que la présidente du tribunal n'énumère son casier judiciaire et les 24 condamnations qui y figurent, dont de nombreux vols. Il venait d'ailleurs de sortir de détention il y a quelques mois. « Comment ça se fait qu'avec autant de passages en prison, avec du suivi, du sursis, vous soyez encore devant nous ? », a-t-elle demandé, sans obtenir de réponse. « Vous vous rendez compte que c'est une spirale ? », a-t-elle insisté. « Oui », a répondu le prévenu. « Vous n'avez pas de projets ? », a-t-elle enfin essayé de savoir. Réponse : « Apparemment, non ».



