Rave illégale dans l'Hérault : 1 800 fêtards bravent la canicule
Rave illégale : 1 800 teufeurs sous une chaleur écrasante

Une rave party illégale se déroule depuis la nuit du samedi 6 juin au nord de Montpellier, dans la commune de Ferrières-les-Verreries. Malgré les barrages de gendarmerie mis en place dans le cadre du plan « rave bleue », environ 1 800 participants continuaient à faire la fête ce dimanche 7 juin, sous une chaleur accablante. Les forces de l'ordre ont réussi à limiter l'afflux, mais quelques teufeurs très motivés ont rejoint le site à pied par des pistes de garrigue.

Des conditions difficiles sous le soleil

Sur place, le mur du son déverse ses décibels sans relâche. Plusieurs centaines de jeunes dansent massés devant la scène, s'abritant sous des filets de camouflage ou des parapluies. Certains tiennent une bouteille d'eau, d'autres de l'alcool. Le bilan sanitaire provisoire fait état de trois personnes prises en charge par les pompiers : deux pour des malaises samedi, une autre dimanche matin après une chute.

Amendes et dégradations

Ce dimanche matin, une centaine d'amendes avaient déjà été délivrées pour usage ou détention de stupéfiants et d'armes blanches. Au total, 160 militaires sont mobilisés pour les contrôles de sortie. Le maire de Ferrières-les-Verreries, Eric Fargeas, a exprimé ses regrets quant à la surveillance jugée « perfectible ». Il s'inquiète des dégradations sur le milieu naturel : les voitures garées un peu partout et les passages à travers la garrigue augmentent les risques.

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Une dimension politique

Baptisée « Tankarville, la révolte des chaussettes sales », cette free party affiche clairement une dimension politique. Le terme fait référence au pont de Tancarville et symbolise la défense des raves. Nicolas, venu de Grenoble, déplore la répression contre les teufeurs et le coût élevé des festivals techno officiels. Pour lui, les free parties incarnent un état d'esprit où le DJ reste tourné vers les autres. Un autre participant, âgé de 35 ans, reconnaît une forte présence de drogues, mais chacun est renvoyé à ses responsabilités.

Prolongation possible jusqu'à mardi

La fête pourrait se poursuivre jusqu'au mardi 9 juin. Une réunion est prévue en préfecture après l'événement pour dresser le bilan. Les organisateurs ont réussi à déjouer le déploiement des forces de l'ordre, mais la préfète n'exclut pas une intervention pour les déloger.

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