Le procès d’un jeune homme de 22 ans accusé d’avoir mortellement frappé son oncle avec une matraque télescopique s’est ouvert ce lundi devant la cour criminelle départementale. Les faits remontent au 16 avril 2024, à Quissac. Initialement mis en examen pour assassinat, il a finalement été renvoyé pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, une qualification moins lourde qui lui fait encourir 20 ans de réclusion criminelle.
Un contentieux familial ancien
Les relations entre le neveu et la victime, presque du même âge, étaient tendues depuis longtemps. Un différend portant sur une trentaine d’euros avait envenimé leurs rapports, ponctués d’insultes et de menaces. Le jour du drame, le jeune homme avait acheté une matraque télescopique le matin même, après de nombreux échanges téléphoniques avec son oncle. En début de soirée, ils se sont retrouvés non loin d’un bar de Quissac, où le neveu a porté des coups à la tête de son oncle, provoquant des lésions cérébrales irréversibles.
L’accusé se rend et reconnaît les faits
Après l’agression, l’auteur s’est rendu de lui-même à la gendarmerie, sur les conseils de sa mère. Il a expliqué avoir frappé sans regarder, sans intention de tuer. Devant la cour, il a déclaré : « Je tiens à m’excuser auprès de la famille, je reconnais entièrement les faits ». Depuis 25 mois en détention provisoire, il n’a demandé aucune remise en liberté et suit une formation en journalisme ainsi qu’un BTS en économie et gestion.
Un parcours marqué par des drames familiaux
L’enquêteur de personnalité a décrit une enfance perturbée par la séparation des parents à 11 ans et le suicide d’un oncle auquel il était très attaché. Dans la salle, une vingtaine de proches de la victime assistent aux débats. Le président a dû rappeler l’interdiction des téléphones portables après qu’un appareil a sonné. Le procès se poursuit ce mardi.



