Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dévoilé lundi sur France Inter le bilan sécuritaire des célébrations du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Les 30 et 31 mai, les forces de l'ordre ont procédé à 890 interpellations, un chiffre en augmentation de plus de 45 % par rapport à l'année précédente. Ces incidents ont également causé 178 blessés parmi les policiers et gendarmes.
Un bilan en forte hausse
Invité de la matinale de France Inter, Laurent Nuñez a précisé que les interpellations avaient dépassé les 890, soit une hausse de plus de 45 % par rapport à 2025. Il a également mentionné que 178 agents des forces de l'ordre avaient été blessés au cours de ces deux jours de festivités. Face aux débordements et aux violences, le ministre a fermement rejeté toute accusation de déni. "Moi, je suis ministre de l'Intérieur, je suis à la tête de services qui assurent le maintien de l'ordre, qui sont là pour mettre un terme à des exactions, et c'est ce qui a été fait systématiquement", a-t-il affirmé.
La réponse des forces de l'ordre
Le ministre a défendu l'action des forces de l'ordre, soulignant que le nombre élevé d'interpellations témoignait de l'efficacité du travail accompli. "S'il y a autant d'interpellations, c'est que ce travail a été évidemment bien fait", a-t-il insisté. Il a rappelé que les forces de l'ordre avaient été confrontées à des agressions systématiques, notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier. Selon lui, la question centrale est de comprendre pourquoi des jeunes, qualifiés de "voyous" et de "casseurs", profitent des célébrations sportives pour commettre des actes inadmissibles, un phénomène qui peut également se produire lors d'autres événements festifs comme la Fête de la musique.
Une mission complexe
Interrogé sur le caractère inéluctable de ces débordements, Laurent Nuñez a répondu : "Il n'y a rien d'inéluctable." Il a décrit la mission des forces de l'ordre comme "complexe, compliquée", en raison de la mobilité et de l'hostilité des groupes qui décident de casser et de piller. Il a estimé que ce n'était pas la robustesse du dispositif policier qui devait être remise en cause, mais plutôt les causes profondes de ce phénomène. "Les causes profondes sont que, profitant de ces moments festifs, vous avez un certain nombre de personnes qui viennent pour casser, pour piller, et ça c'est une réalité", a-t-il expliqué. Il a conclu en affirmant que les dispositifs policiers mis en place visaient à prévenir ces débordements et qu'ils avaient globalement fonctionné.



