Gisèle Pelicot s’est dite mardi « profondément choquée » par la récente décision d’un juge britannique d’épargner la prison à deux adolescents condamnés pour le viol de deux mineures, un jugement qui a suscité une vive émotion dans le pays. Ce jugement, rendu le 21 mai, a provoqué un tel émoi que le procureur général britannique a décidé mardi de le renvoyer devant la Cour d’appel.
Un renvoi en appel pour peine trop clémente
La Cour d’appel devra « déterminer si la peine prononcée était trop clémente et s’il convient de l’alourdir », a indiqué le procureur dans un communiqué, soulignant le « très grand intérêt du public et la vive inquiétude face à cette affaire horrible ».
La position de Gisèle Pelicot
« Le viol est un crime et la justice a un rôle essentiel. Elle doit nommer les crimes, reconnaître la souffrance des victimes et rappeler qu’ils ne doivent en aucun cas rester impunis », a martelé Gisèle Pelicot.
Dans son jugement du jeudi précédent, un juge du tribunal de Southampton (sud de l’Angleterre) avait condamné deux adolescents de 15 ans à des mesures de réinsertion pour mineurs, assorties d’une surveillance et d’un suivi intensifs, pour le viol de deux filles mineures lors de deux agressions distinctes.
Des faits d’une gravité extrême
Les viols ont eu lieu le 26 novembre 2024 et le 17 janvier 2025, ce dernier sous la menace d’un couteau. Les victimes étaient alors âgées de respectivement 15 et 14 ans. Les agresseurs ont filmé les viols et diffusé les images sur les réseaux sociaux. En prononçant la peine, le juge Nicholas Rowland avait souligné la « gravité » des faits mais avait dit vouloir éviter de « criminaliser » ces « très jeunes » garçons.
Le Premier ministre Keir Starmer a lui salué mardi la décision de renvoyer le jugement devant la Cour d’appel, une « bonne chose », selon lui.



