Patrick Bruel confronté à de nouvelles accusations graves
Le chanteur Patrick Bruel, déjà mis en cause ces dernières semaines, fait face à de nouveaux témoignages accablants. Selon une enquête exclusive du magazine Elle publiée ce lundi 13 avril 2026, quatre femmes supplémentaires dénoncent des agressions sexuelles et un viol survenus entre les années 2000 et 2015. Ces révélations ajoutent une dimension supplémentaire à l'affaire, avec deux plaintes officiellement déposées, dont une pour viol, qui pourraient être réexaminées par les autorités judiciaires.
Des témoignages détaillés et poignants
Parmi les plaignantes, Ophélie Fajfer, âgée de 19 ans à l'époque des faits, raconte sa rencontre avec Patrick Bruel lors d'un tournage des Enfoirés à Montpellier. Aspirant à une carrière musicale, elle entame des échanges avec l'artiste avant de le revoir à plusieurs reprises. Lors d'une visite à son domicile à L'Isle-sur-la-Sorgue, elle affirme que Patrick Bruel aurait insisté physiquement malgré ses refus répétés. Elle décrit un baiser forcé, des attouchements et une pénétration digitale dans la piscine, déclarant : "Il m'a volé ma première fois, mon insouciance". Après ces actes, le chanteur lui aurait dit : "Cela restera entre nous, jamais personne ne le saura", avant de la laisser partir. Sa plainte, déposée en 2021 puis classée sans suite, pourrait être réexaminée par le parquet, ouvrant la voie à une possible réouverture de l'enquête.
Une journaliste culturelle témoigne d'une agression violente
Un autre témoignage, remontant à l'année 2000, émane d'une journaliste culturelle souhaitant garder l'anonymat. Elle explique avoir été invitée dans une chambre d'hôtel sous prétexte d'aider Patrick Bruel, qui évoquait une blessure. Elle raconte : "J'ai voulu l'aider, je me suis baissée vers lui, et en un quart de seconde, je me suis retrouvée au sol, sur la moquette, j'ai senti ses mains partout sur mon corps. Il était très lourd sur moi, j'ai dû lutter physiquement pour m'en sortir". Cette agression a donné lieu au dépôt d'une plainte, soulignant la gravité des faits allégués et la détermination des victimes à obtenir justice.
Des agressions dans le milieu professionnel
Deux autres femmes, ayant travaillé pour BMG, la maison de disques de Patrick Bruel, au début des années 2000, décrivent des agressions sexuelles similaires survenues dans des loges ou des chambres d'hôtel. Elles évoquent un mode opératoire comparable, où le chanteur profitait de son statut pour imposer ses avances. L'une d'elles confie : "On en riait tous à l'époque. Il avait cette réputation de tombeur, et puis c'était inenvisageable de se le mettre à dos. C'était la vache à lait de la boîte, qu'on surnommait entre nous 'Bruel Music Group'". Ces témoignages mettent en lumière un climat de tolérance implicite au sein de l'industrie musicale, où certains comportements étaient connus mais rarement dénoncés.
La défense de Patrick Bruel
Interrogés par le magazine Elle, les avocats de Patrick Bruel ont répondu fermement aux accusations. Ils assurent que le chanteur "conteste les allégations de violence, de brutalité ou de contrainte. Il n'a jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel". Ils ajoutent : "S'il a pu chercher à séduire, à proposer, parfois même de manière directe, une relation intime, il ne s'est jamais 'jeté' sur qui que ce soit, ni n'a cherché à exercer un pouvoir, ou à utiliser sa notoriété pour contraindre quiconque à un acte sexuel". Cette défense souligne la volonté de Patrick Bruel de se disculper, tout en reconnaissant des approches directes, mais niant toute forme de violence ou de contrainte.
Ces nouveaux témoignages s'ajoutent à ceux déjà révélés précédemment, portant à huit le nombre total de femmes ayant accusé Patrick Bruel de violences sexuelles. L'affaire continue de susciter l'attention médiatique et publique, avec des répercussions potentielles sur la carrière de l'artiste et sur les débats plus larges concernant les violences faites aux femmes dans le milieu du spectacle.



