Un adolescent de 16 ans, soupçonné d'avoir tué son frère de 14 ans et grièvement blessé sa mère à coups de couteau et de marteau dans le XIXe arrondissement de Paris, a été admis en psychiatrie, a indiqué mercredi le parquet. Sa garde à vue a été levée en raison d'un état incompatible avec une audition.
Un drame qui bouleverse le quartier
Le drame continue de bouleverser tout un quartier du nord-est parisien. Selon les informations du Parisien, l'adolescent de 16 ans soupçonné d'avoir tué son petit frère et grièvement blessé sa mère dans la nuit de lundi à mardi a été pris en charge en psychiatrie. Le parquet de Paris a indiqué ce mercredi que sa garde à vue pour "meurtre" et "tentative de meurtre" avait été levée. Le suspect a été admis à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (I3P). Il pourra être entendu de nouveau si les médecins jugent son état compatible avec une reprise des auditions.
Retour sur les faits
Dans la nuit des faits, l'adolescent s'était lui-même présenté au commissariat du XIXe arrondissement en affirmant avoir tué son frère ainsi que sa mère dans leur appartement de la rue de Crimée. Une fois sur place, les policiers avaient découvert le corps du petit frère, âgé de 14 ans, allongé dans son lit avec de nombreuses blessures au niveau du cou. Malgré l'intervention des secours, l'adolescent est décédé sur place.
Leur mère, âgée de 54 ans, a quant à elle été retrouvée grièvement blessée. Selon une source policière citée par Le Parisien, elle présentait notamment un important traumatisme au crâne. Son pronostic vital était toujours engagé mardi, mais aucune nouvelle de son état de santé n'a été communiquée depuis. Dans l'appartement, les enquêteurs ont également retrouvé un couteau et un marteau ensanglantés, susceptibles d'avoir été utilisés lors des faits.
Le profil du suspect dépeint par l'enquête et le voisinage
Très rapidement, la question de l'état psychiatrique du suspect s'est imposée dans l'enquête. D'après les informations du quotidien, l'adolescent bénéficiait d'une reconnaissance de handicap. Dans l'immeuble, les voisins peinent encore à comprendre. Aucun conflit particulier n'aurait été signalé au sein de cette famille décrite comme discrète et sans histoires.



