Ce mercredi 10 juin 2026, le quartier derrière la gare de Nice se réveille avec une mauvaise nouvelle : un homme a été retrouvé mort dans la voiture dans laquelle il vivait. Un véhicule stationné au fond du passage Talon, entre les rues Gounod et Berlioz. Un sans domicile de 57 ans que beaucoup croisaient sans vraiment le connaître.
Un décès constaté par les secours
L’équipe d’une ambulance privée a donné l’alerte, mardi 9 juin au soir. Vraisemblablement venus pour le transporter pour des soins, les professionnels l’ont découvert inanimé. Les secours n’ont pu que constater le décès, attribué à un arrêt cardiorespiratoire. Une voisine commente : « Je pensais juste que quelqu’un avait fait un malaise. Je ne connaissais pas spécialement ce monsieur, j’ignorais même qu’il habitait là, dans une auto… Je suis un peu sous le choc. »
Une vieille Ford délabrée comme dernier refuge
En parcourant l’impasse, rien ne laisse deviner l’événement de la veille. Il faut aller tout au bout pour remarquer deux véhicules garés sous des panneaux d’interdiction de stationnement. Au fond, une enseigne délavée « restaurant PTT Nice RP » (il y a de l’autre côté La Poste) et sa grille baissée depuis belle lurette. Le temps semble suspendu. Ne reste du drame que la carcasse d’une vieille Ford défoncée immatriculée en Allemagne, la portière avant grande ouverte, le pare-brise explosé, et les fenêtres colmatées de plastique et de carton. Une Polo sans plaque arrière est stationnée juste derrière, pleine à craquer d’un amoncellement d’objets en vrac, vestiges, peut-être, d’une vie d’errance.
Le témoignage des commerçants
« Oui, je crois voir de qui il s’agit. Il venait à l’occasion s’asseoir ici mais ne consommait pas », se souvient Joseph, du tabac Le Gounod. « Il achetait de temps en temps du tabac. Je ne sais pas grand-chose de lui, ce n’était pas un bavard. Et il ne parlait pas bien français, il devait venir d’un pays de l’Est. Il était gentil et calme. » Un autre commerçant abonde : « Je sais pas quelle était sa vie, il disait peu de choses mais il était aimable et poli. Il avait une bande de copains, qui étaient aussi sans domicile je pense, ils devaient venir du même endroit. Je ne connaissais pas cette langue, elle sonnait slave. Il avait des problèmes de santé, peut-être des soucis d’addiction à la drogue. Il marchait difficilement, il avait une canne. »
Des problèmes de santé et des soins réguliers
« Oui, il s’appuyait sur une béquille, confirme Joseph. Je crois qu’il était dialysé, c’est pour ça qu’il y avait l’ambulance. » « Je la voyais venir régulièrement, confirme une voisine. S’il avait des soins, ça correspondrait. C’est difficile d’en savoir plus car ce monsieur était très discret. Quoi qu’il en soit, ça fait de la peine d’imaginer qu’il est mort tout seul dans sa voiture. »



