« Ils traînent sur la place jusqu’à plus de minuit et, là, nous arrivons au bout de notre patience », alerte Pierre (1), un habitant de la place des Cigalusa à Nice. Comme plusieurs de ses voisins, il peine à trouver le sommeil ou à profiter du calme pour lire avant de se coucher, à cause du bruit généré par des bandes d’adolescents. « Des ados s’installent du côté de la place Arson et discutent toute la soirée. Enfin, “discuter”, c’est un grand mot car en réalité, ils chahutent et braillent, le tout avec la musique à fond. On n’en peut plus. »
La situation, bien connue de la police municipale et de la mairie, n’est pas nouvelle. « Tout le monde a été prévenu et il faudrait trouver rapidement une solution car avec les beaux jours, nous ouvrons davantage nos fenêtres et nous sommes malgré nous aux premières loges de ce raffut », explique Pierre. Une autre riveraine, Michèle (1), ne décolère pas : « Que font ces minots dehors à ces heures-là ? C’est incroyable, ils ont l’âge d’aller au collège et ils traînent en bande dans la rue ! Il y a plusieurs groupes : quand les plus petits partent, d’autres, de 15-17 ans, prennent le relais. »
Pour mémoire, en 2019, le tapage concernait le centre de la place des Cigalusa, désormais fermée par des grilles. La première adjointe au maire de Nice déléguée à la Sécurité, Françoise Souliman, prend l’affaire très au sérieux. Elle confirme que « des plaintes ont été reçues par la police municipale qui s’est déplacée à plusieurs reprises. [Ces dernières semaines], treize interpellations ont été réalisées pour des dégradations, consommation de stupéfiants, infraction à la législation sur les armes et violences. Et l’on recense vingt-trois verbalisations pour des infractions à des arrêtés municipaux, notamment celui anti-regroupement – qui est en train d’être reconduit – et sur la consommation d’alcool. »
L’élue évoque « des mineurs dont certains n’ont que 10-12 ans présents de 17 h à 22 h puis d’autres, un petit peu plus âgés qui arrivent ensuite et restent là jusqu’à 2 h du matin ». Elle adresse un message clair et ferme : « Les jardins, y compris le clos de boules, seront fermés à 20 h précises. La Ville porte une attention particulière à ce problème et ne laissera pas faire. Elle entend agir vite et en profondeur pour garantir un cadre de vie apaisé aux Niçois. »



