Profils étonnants des narcotrafiquants arrêtés à Sérignan
Narcotrafic à Sérignan : profils surprenants des suspects

Alors que leur procès pour narcotrafic a été renvoyé à l’été, ce lundi 18 mai par le tribunal correctionnel de Béziers, les profils des individus interpellés dans le cadre d’une vaste opération de gendarmerie sont quelque peu étonnants. Ils devront encore patienter pour savoir quel sort leur réserve la justice.

Une opération d’envergure

Ce lundi 18 mai, six individus ont été présentés au tribunal correctionnel de Béziers, suspectés d’avoir entretenu un trafic de stupéfiants à Sérignan et Béziers. Ce narcotrafic a été démantelé par une large opération de gendarmerie, lors de laquelle le GIGN a été mobilisé, une semaine auparavant, le 11 mai.

Comme il est possible lors d’une comparution immédiate, leur procès a été renvoyé au début de l’été. En attendant, les deux prévenus arrivés sous escorte au palais de justice ont été maintenus en détention provisoire. Tandis que les quatre autres, dont une femme, resteront sous contrôle judiciaire, à l’issue d’une audience lors de laquelle les profils des uns et des autres ont quelque peu étonné. Eux qui partagent le trait commun d’être tous dépendants aux stupéfiants et aux médicaments.

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Des “bras cassés” du narcotrafic

Du crack, de la cocaïne, de la résine et de l’herbe de cannabis : voilà ce qui était vendu par ce réseau. “Des bras cassés du narcotrafic, résume un proche du dossier. Certains sont dans les stupéfiants depuis six mois, d’autres deux ans. Tout n’est pas très clair dans ce réseau de basse échelle. A en donnait à B, B a dépanné C… Le tout à travers plusieurs lieux de deal dans Sérignan et Béziers.”

Même si les quantités de produits saisis n’ont pas été à la hauteur des espérances des militaires, les très nombreuses écoutes téléphoniques et les semaines de surveillance ont permis de stopper ce réseau de vente de crack, cocaïne, résine et herbe de cannabis.

Des profils vulnérables

Parmi les prévenus arrivés libres à l’audience, il y a un homme de 68 ans, très affaibli, qui a de la peine à rester debout et à respirer. Mais aussi à entendre les questions posées par la présidente du tribunal de Béziers, qui lui a demandé des explications en ce qui concerne une condamnation de deux ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en 2012. “Je suis tombé sur une grosse organisation internationale de tentative d’extorsion et de blanchiment, j’étais un prête-nom”, a-t-il répondu.

Une femme de 35 ans, elle aussi affaiblie par un traumatisme crânien ancien et une forte consommation de crack, est également suspectée. Alors qu’elle habitait dans un squat, elle a été hébergée au domicile de plusieurs protagonistes du dossier, sans que son rôle ne soit encore clairement établi. “J’avais signé pour chanter dans des établissements de la région durant cet été”, a-t-elle précisé lors de l’audience, alors que son casier judiciaire est vierge de toute condamnation.

Un profil dangereux

Hormis un dernier homme également arrêté à Béziers, les autres prévenus ont tous été condamnés pour des faits similaires dans le passé. C’est d’ailleurs le profil dangereux de l’un des deux hommes en détention provisoire, qui a poussé à la mobilisation de l’élite de la gendarmerie, le GIGN. Selon les informations recueillies par Midi Libre, cet homme de 40 ans, à la longue et épaisse barbe noire, avait précédemment ouvert le feu sur des gendarmes dans le Sud-Est, alors que les militaires ne venaient pas l’interpeller lui, dans un dossier de narcotrafic. “Je regrette, si je pouvais faire marche arrière, je le ferais”, a-t-il dit depuis le box, à propos de cette nouvelle implication dans un trafic de stupéfiants.

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