Mort en garde à vue à Agde : le procureur fait le point
Un homme de 58 ans est décédé lors de son interpellation à Agde, dans l’Hérault, dans la nuit du 12 mai. Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a communiqué les détails de l’affaire.
Les faits
Vers 23h30, la brigade anticriminalité du commissariat d’Agde est intervenue en centre-ville après des signalements concernant un individu criant dans la rue et frappant des véhicules avec une machette de 40 cm. À l’arrivée des policiers, l’homme brisait la vitrine d’un tabac-presse à l’aide de cette arme. Malgré les injonctions, il a refusé d’obtempérer, ce qui a conduit les forces de l’ordre à utiliser un pistolet à impulsion électrique (taser) à une reprise.
Interpellation et décès
Après l’usage du taser, l’individu a lâché son arme sans tomber, puis a été interpellé en opposant une violente résistance. Placé en garde à vue, il est resté très agité pendant le transport vers le commissariat. Un avis médical a été sollicité ; les pompiers l’ont examiné, mais il s’est de nouveau agité avant de subir un arrêt cardio-ventilatoire. Malgré un massage cardiaque effectué par les pompiers et le SAMU, son décès a été constaté.
Blessures des policiers
Plusieurs fonctionnaires ont été blessés : un policier de la BAC souffre d’une entorse, un autre de Police secours a des contusions (cinq jours d’ITT prescrits), et un policier adjoint a des blessures légères. Un syndicat de police a également mentionné un agent blessé au genou, une ancienne blessure réveillée lors de l’interpellation.
Profil de la victime
L’homme, surnommé Monoï, était bien connu de la communauté gitane d’Agde. Il présentait des troubles psychologiques et une main courante avait été établie à son sujet début avril. Selon les premières analyses, les tests d’alcoolémie se sont révélés négatifs.
Enquête et autopsie
Le parquet de Béziers a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les circonstances précises du décès. Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les policiers impliqués.



