Mort de Quentin à Lyon : une minute de silence à l'Assemblée nationale, 'personne ne s'y est opposé'
Mort de Quentin : minute de silence à l'Assemblée nationale

Mort de Quentin à Lyon : une minute de silence solennelle à l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a observé une minute de silence mardi à 15 heures en hommage à Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste de 23 ans décédé après avoir été violemment agressé à Lyon. Cet hommage parlementaire a été confirmé par Eric Ciotti, président du groupe UDR, et approuvé par la conférence des présidents de l'Assemblée, où "personne ne s'y est opposé" selon des sources parlementaires. La minute de silence a eu lieu avant les Questions au gouvernement, marquant un moment de recueillement dans l'hémicycle.

Les circonstances tragiques de l'agression

Quentin Deranque a été agressé en marge d'une conférence de Rima Hassan, eurodéputée LFI, aux côtés du groupuscule féminin d'extrême droite Nemesis. Vers 19 heures 40, il a été pris à partie par un groupe d'individus, subissant des blessures graves à la tête qui l'ont plongé dans le coma. Il est décédé le samedi 14 février, malgré les soins médicaux. Selon les enquêteurs, "au moins six personnes" ont continué à le frapper alors qu'il était au sol, tandis que la plupart des autres témoins ont réussi à s'échapper.

L'enquête en cours et les pistes explorées

Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cette agression mortelle. Plus d'une quinzaine de témoins ont été entendus, et les forces de l'ordre analysent des vidéos de surveillance pour reconstituer les faits. À ce stade, aucune interpellation n'a eu lieu, mais plusieurs suspects ont été identifiés. Une source proche du dossier indique que certains seraient liés à "l'ultragauche" et ne sont pas fichés S, ajoutant une dimension politique complexe à cette affaire.

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Les réactions politiques et les manifestations

Cet événement a suscité de vives réactions dans le paysage politique français. Laurent Nuñez a accusé l'extrême gauche d'être "à la manœuvre", évoquant la possible implication de groupes comme "La Jeune Garde". En réponse, Jean-Luc Mélenchon a affirmé lors d'un meeting à Montpellier que son mouvement n'avait "rien à voir avec cette histoire". Parallèlement, des identitaires ont manifesté à Montpellier et déposé une gerbe au monument aux morts en mémoire de Quentin, soulignant les tensions et les divisions exacerbées par ce drame.

La mort de Quentin Deranque intervient dans un contexte de montée exponentielle de la violence politique, selon certains observateurs, remettant en lumière les enjeux de sécurité et les clivages idéologiques en France. Les autorités continuent d'enquêter pour établir les responsabilités et prévenir de tels actes à l'avenir.

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