De la gare Saint-Roch au boulevard du Jeu-de-Paume, à Montpellier, deux individus écumaient les commerces et les terrasses de cafés pour dérober téléphones portables et cartes bancaires. Leur manège a pris fin lundi 3 novembre grâce à la surveillance discrète des policiers.
Un comportement suspect signalé
Tout a commencé à la gare Saint-Roch, où un homme au comportement suspect observait attentivement les sacs et sacoches des clients. Les agents de sécurité ont alerté la police, qui a dépêché des fonctionnaires en civil de la brigade de sécurisation des transports en commun. Ces derniers ont entamé une filature discrète.
L'individu a quitté la gare et rejoint un complice avec lequel il a échangé des objets. Ensemble, ils se sont dirigés vers la place de la Comédie, puis ont poursuivi leurs pérégrinations dans les rues jusqu'au boulevard du Jeu-de-Paume. Tantôt ensemble, tantôt séparément, ils s'installaient à des terrasses, cherchant visiblement une opportunité de larcin.
Vol à la tire dans un bar
À la terrasse d'un bar, l'un des suspects s'est approché d'un client avant de partir précipitamment. Sans que la victime ne s'en rende compte, son porte-cartes contenant trois moyens de paiement avait été dérobé. Les policiers ont interpellé le voleur dans un salon de coiffure où il s'était réfugié, tentant de dissimuler le porte-cartes. À l'intérieur, seules deux cartes bancaires étaient présentes ; la troisième a été retrouvée sur le second mis en cause, appréhendé à proximité.
Ce dernier détenait également quatre téléphones portables volés et dix paquets de cigarettes, payés avec une carte bancaire subtilisée à la gare Saint-Roch à un homme qui a pu être identifié. Au total, trois victimes ont été recensées.
Deux hommes déférés au parquet
Les deux voleurs, âgés de 34 et 60 ans, ont reconnu les faits. Tous deux de nationalité étrangère, le plus âgé est en situation régulière, tandis que le plus jeune fait l'objet d'une interdiction du territoire français. Ils ont expliqué être venus spécialement de Nîmes à Montpellier pour se livrer régulièrement à ces pratiques.
Présentés au parquet mercredi 5 novembre, ils ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur jugement en comparution immédiate, prévu ce vendredi 7 novembre.



