Jean-Luc Mélenchon visé par une plainte pour apologie du terrorisme
Mélenchon visé par une plainte pour apologie du terrorisme

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, est visé par une plainte pour apologie du terrorisme déposée par l'association "Victimes du terrorisme" (AVT). Cette plainte fait suite à des propos tenus le 28 juin 2026 lors d'une interview sur France 2, dans laquelle il a qualifié les attaques du 7 octobre 2023 en Israël de "résistance légitime".

Des propos jugés choquants

Lors de cette interview, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "Ce qui s'est passé le 7 octobre, c'est une opération de résistance légitime face à l'occupation israélienne." Ces propos ont immédiatement suscité l'indignation de nombreuses personnalités politiques et associations. L'AVT a estimé que ces déclarations constituaient une apologie du terrorisme, au sens de l'article 421-2-5 du code pénal.

Une plainte déposée au parquet de Paris

L'association a déposé une plainte auprès du parquet de Paris le 29 juin 2026. Selon le président de l'AVT, Patrick Klugman, "ces propos sont d'une gravité extrême. Ils banalisent des actes terroristes qui ont fait plus de 1 200 morts et des centaines de blessés. Il est inacceptable qu'un responsable politique tienne de tels discours."

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Les réactions politiques

Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de Jean-Luc Mélenchon. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a tweeté : "L'apologie du terrorisme n'est pas une opinion, c'est un délit. La justice doit se saisir de cette affaire." De son côté, le député LR Éric Ciotti a appelé à une saisine du bureau de l'Assemblée nationale pour une éventuelle sanction disciplinaire.

La France insoumise a réagi en défendant son leader. Le porte-parole du parti, Manuel Bompard, a déclaré : "Jean-Luc Mélenchon a simplement rappelé le contexte historique et politique de la région. Il ne fait pas l'apologie du terrorisme, il dénonce l'occupation."

Le contexte judiciaire

Cette plainte intervient alors que Jean-Luc Mélenchon est déjà sous le coup de plusieurs procédures judiciaires. En 2024, il avait été condamné pour diffamation envers un élu local. En 2025, une enquête préliminaire avait été ouverte pour des propos jugés antisémites, avant d'être classée sans suite.

L'infraction d'apologie du terrorisme est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Si la plainte est jugée recevable, une enquête pourrait être ouverte, et Jean-Luc Mélenchon pourrait être convoqué par la justice.

Un débat sur la liberté d'expression

Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d'expression en France. Pour certains, les propos de Jean-Luc Mélenchon relèvent d'une opinion politique légitime, tandis que pour d'autres, ils franchissent la ligne rouge de l'apologie du terrorisme. L'AVT insiste sur le fait que "la liberté d'expression a des limites, et que justifier des actes terroristes n'en fait pas partie."

La décision du parquet de Paris est attendue dans les prochaines semaines. Si la plainte est suivie d'une enquête, cela pourrait avoir des conséquences politiques pour Jean-Luc Mélenchon, alors que les élections présidentielles de 2027 se profilent.

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