Les élèves ne s'attardent pas comme à leur habitude devant l'entrée du collège pour se raconter leur week-end. Le visage fermé, ils se faufilent derrière le portail encadrés par l'équipe éducative. Ce mardi matin est différent des autres. Endeuillé. Il manque un élève à l'appel : T., 11 ans, scolarisé en classe de 6e à Rennes (Ille-et-Vilaine). Si les cours ont été maintenus ce mardi matin, une cellule d'écoute composée de plusieurs professionnels de santé a été mise en place, selon le rectorat, pour accompagner les enfants et les équipes éducatives, au vu des circonstances du décès de la jeune victime.
Un drame qui bouleverse le collège
Parti pêcher dimanche dans le quartier Saint-Hélier traversé par la Vilaine, T. a été retrouvé mort peu avant 17 heures, une serviette nouée serrée autour du cou. Dans ce collège de centre-ville à taille humaine, fréquenté par 470 élèves, T. et son frère jumeau étaient connus, notamment de ceux qui jouaient avec eux au foot durant la récréation. La direction a envoyé un message dès ce lundi pour annoncer la mauvaise nouvelle à toutes les familles. « Les membres des personnels du collège s'associent à la douleur et à la peine de la famille », explique-t-elle.
« On jouait souvent au foot dans la cour »
« J'ai appris son décès hier soir. Mon grand frère a vu l'information sur Pronote mais ma mère a préféré attendre après le repas pour me l'annoncer. On n'était pas dans la même classe mais on jouait ensemble au foot dans la cour. C'était quelqu'un de très joyeux », explique un garçon. À l'écart, dans la rue sur un banc, deux jeunes filles consolent une amie très émue qui le voyait souvent dans le quartier où ils habitent. Elles s'interrogent. Qui a pu faire ça et pourquoi ?
Ce lundi, deux mineurs qui avaient été aperçus par des témoins avec la jeune victime peu avant le drame ont été placés en garde à vue pour meurtre. Le premier, un adolescent de 16 ans, a été interpellé à son domicile par la police. Une jeune fille de 15 ans, s'est, de son côté, présentée spontanément au commissariat de Rennes, explique le procureur de la République. Le mobile n'est pas connu pour le moment. Les deux mineurs en garde à vue restent présumés innocents.



