Quatre nouvelles mises en examen dans l'assassinat de Mehdi Kessaci
Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci, abattu par balles le 5 avril 2026 dans le 14e arrondissement de Marseille, a annoncé le parquet de Marseille lundi 7 juillet. Ces quatre suspects, âgés de 21 à 28 ans, sont poursuivis pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs. Ils portent à sept le nombre total de personnes mises en cause dans ce dossier.
Les faits et le contexte de l'enquête
Mehdi Kessaci, 24 ans, a été tué de plusieurs balles alors qu'il se trouvait à proximité d'une cité sensible. L'enquête, confiée à la police judiciaire de Marseille, s'oriente vers un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. Selon une source proche du dossier, les suspects interpellés sont connus des services de police pour des affaires de narcotrafic. Le parquet a précisé que les investigations se poursuivent pour identifier d'éventuels commanditaires.
Les précédents suspects déjà mis en cause
Avant ces nouvelles mises en examen, trois individus avaient déjà été arrêtés et écroués en avril et mai 2026. L'un d'eux, un mineur de 17 ans, avait été mis en examen pour assassinat. Les enquêteurs ont exploité des images de vidéosurveillance et des écoutes téléphoniques pour remonter la piste des auteurs présumés. Le procureur de la République de Marseille a souligné la détermination des autorités à lutter contre la violence liée au trafic de drogue, qui a fait plusieurs victimes dans la ville ces derniers mois.
Impact et réactions
Ce drame a suscité une vive émotion à Marseille, où la famille de Mehdi Kessaci a appelé à la fin des violences. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a réagi en déclarant : "Nous ne laisserons pas les trafiquants semer la terreur dans nos quartiers. La justice doit être implacable." Selon les statistiques officielles, Marseille a enregistré 23 homicides liés au narcotrafic depuis le début de l'année 2026, un chiffre en hausse par rapport à l'année précédente. Les associations de prévention réclament davantage de moyens pour les quartiers populaires.



