Le 23 juin 2026, Saïd Lalaouna, âgé de 78 ans, a avoué avoir tué son épouse Hakima Boukerouis et un fils né en 1974 d'une précédente union. Selon le procureur de la République de Metz, il a justifié ce double meurtre par "leur relation adultérine".
Un corps retrouvé dans un bidon en 2005
Le cadavre d'Hakima Boukerouis avait été découvert le 7 janvier 2005 dans un bidon en plastique, au bord d'une route forestière de Saint-Quirin, près de Sarrebourg en Moselle. Le corps portait des lésions d'armes blanches. Le bidon, un tonneau de récupération d'eau de pluie, était emballé dans des sacs-poubelles noirs ficelés avec des cordelettes, selon Interpol. Le même tonneau avait été aperçu flottant dans la rivière Sarre rouge mi-octobre 2004.
Identification grâce à Interpol
En avril 2025, le corps a été identifié dans le cadre de l'opération "Identify Me" d'Interpol, une vaste campagne de résolution de cold cases. Saïd Lalaouna a été interpellé en juin 2025 grâce à des recherches ADN. Initialement, il avait affirmé avoir eu recours à un tiers pour "faire du mal" à son épouse, mais lors d'un nouvel interrogatoire le 9 juin 2026, il a reconnu les faits.
Complicité et mise en examen
Une nièce du suspect a également été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour complicité de meurtre. "Elle a été mise en cause par ce dernier pour son implication dans les faits", a précisé le procureur. Le suspect, originaire d'Algérie comme sa femme, avait continué à déclarer son épouse aux impôts après sa disparition. Placé en détention provisoire en 2025, il avait été libéré pour raisons médicales. Le procureur n'a pas précisé s'il a été replacé en détention après ses aveux.



