Une manifestation néofasciste du C9M suscite la polémique
Le groupe d'extrême droite C9M a organisé une manifestation à Paris, provoquant l'indignation des associations antifascistes. La préfecture de police de Paris, en interdisant la contre-manifestation prévue par les antifascistes, est accusée de diaboliser ces derniers et de protéger les néonazis.
Les faits
Dimanche dernier, le collectif C9M, connu pour ses positions néofascistes, a défilé dans les rues de Paris. En réaction, plusieurs organisations antifascistes avaient prévu une contre-manifestation. Cependant, la préfecture de police a interdit ce rassemblement, invoquant des risques de troubles à l'ordre public.
Cette décision a été vivement critiquée par les antifascistes et des élus locaux. Selon eux, la préfecture favorise l'extrême droite en empêchant toute opposition pacifique. "C'est une atteinte à la liberté de manifester", a déclaré un porte-parole du collectif antifasciste.
Les réactions politiques
Plusieurs personnalités politiques ont réagi. La députée LFI Danièle Obono a dénoncé une "complicité avec l'extrême droite". De son côté, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé à une enquête sur les conditions de cette interdiction.
La préfecture de police justifie sa décision en soulignant que la contre-manifestation présentait un risque élevé d'affrontements. "Notre priorité est la sécurité de tous", a affirmé un porte-parole.
Un contexte tendu
Cette affaire intervient dans un climat de montée des violences d'extrême droite en France. Le C9M est connu pour ses actions musclées et ses liens présumés avec des groupes néonazis. Les antifascistes appellent à une mobilisation citoyenne pour contrer cette idéologie.
L'association SOS Racisme a annoncé son intention de déposer un recours contre l'interdiction. "Nous ne laisserons pas l'extrême droite occuper le terrain sans opposition", a déclaré son président.



