Une enquête ouverte pour pratiques sectaires, violences et viol
Le maire de Tréogan, une petite commune des Côtes-d'Armor, est au cœur d'une enquête judiciaire pour des faits graves. Selon les informations de Libération, le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une information judiciaire le 25 avril 2025 pour « pratiques sectaires », « violences » et « viol ». Les faits présumés se seraient déroulés entre 2018 et 2024, impliquant plusieurs victimes.
Des témoignages accablants
Plusieurs anciens proches du maire ont témoigné auprès des enquêteurs. Ils décrivent un climat de peur et de manipulation. L'élu, âgé de 54 ans, aurait exercé une emprise psychologique sur des personnes vulnérables, les contraignant à des actes sexuels sous la menace. Les investigations ont été confiées à la gendarmerie de Guingamp.
Le maire, qui exerce également une profession libérale, a été placé en garde à vue le 24 avril. Il a été relâché le lendemain sans poursuites immédiates, mais sous le statut de témoin assisté. Son avocat, Me Dupont, a déclaré que son client « conteste fermement les accusations » et « coopère pleinement avec la justice ».
Des pratiques sectaires suspectées
L'enquête s'intéresse également à des dérives sectaires. Le maire serait à la tête d'un groupe informel de personnes partageant des croyances ésotériques. Des témoins évoquent des « séances de méditation forcée » et des « rituels » qui auraient servi à asseoir son autorité. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a été saisie.
Réactions dans la commune
À Tréogan, village de 300 habitants, l'affaire suscite stupeur et inquiétude. « On ne s'attendait pas à ça », confie un habitant. Le conseil municipal doit se réunir en urgence pour décider des suites à donner. La préfecture des Côtes-d'Armor suit le dossier de près. Si les charges sont retenues, le maire pourrait être suspendu de ses fonctions.
L'enquête se poursuit pour déterminer l'ampleur exacte des faits. D'autres victimes potentielles sont invitées à se manifester. L'affaire rappelle les risques de dérives dans les petites communes où une personnalité peut concentrer les pouvoirs.



