La maire socialiste de Quimper, Isabelle Assih, a annoncé qu'elle et son mari déposeront une plainte le 11 mai pour cyberharcèlement, menaces et injures à caractère raciste et sexiste, suite à son refus d'accueillir un banquet du Canon français dans sa ville. Cette décision fait suite à des propos racistes et des saluts nazis signalés lors d'un banquet similaire à Caen.
Enquête ouverte à Caen
Le parquet de Caen a ouvert une enquête pour propos et comportements racistes, haineux et sexistes après des signalements de saluts nazis effectués par des participants lors du banquet du 18 avril. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les insultes reçues par la maire d'« abjectes » lors d'une séance au Sénat, mais a précisé que les préfets ne peuvent pas, en l'état, interdire ces rassemblements faute de troubles à l'ordre public avérés.
Réactions et soutiens
Isabelle Assih a reçu le soutien du préfet du Finistère, qui a condamné les injures et menaces. Le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ont également dénoncé une « campagne de haine ». De son côté, le cofondateur du Canon français, Pierre-Alexandre de Boisse, a nié tout incident lors du banquet de Caen et affirmé que l'organisation subit elle-même du cyberharcèlement.
Le ministre Nuñez a promis d'examiner de près les signalements reçus en masse après le banquet, tout en rappelant que les préfets veillent à éviter des affrontements avec d'éventuelles contre-manifestations.



