Un ancien magistrat de 47 ans, condamné pour près de 200 fraudes au péage, a comparu il y a quelques jours devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Ce dernier, qui a exprimé sa "honte", a évoqué le traumatisme qu’il aurait subi après l’attentat de Nice de 2016 pour justifier ses actes.
Une fraude répétée sur près de deux ans
Cet homme, ancien vice-président chargé de l’instruction au tribunal judiciaire de Marseille, a été condamné l’été dernier à 14 mois de prison avec sursis et 16 000 euros d’amende. Sur près de deux ans, il a fraudé des péages autoroutiers alors qu’il circulait à scooter. Sa technique consistait à coller le véhicule devant lui pour passer la barrière sans acquitter la redevance. Une ruse qui aurait pu continuer longtemps s’il ne s’était pas fait arrêter pour un feu rouge grillé.
Un traumatisme invoqué mais contesté
Près d’un an après sa condamnation, ce magistrat de renom a comparu devant ses pairs du CSM. Selon Le Parisien, il a confié sa "honte" et a évoqué son traumatisme subi lors de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016. Il se trouvait sur les lieux du drame par hasard avec son ex-épouse. "C’est un vrai cauchemar. On n’avait pas de psychiatres ni de psychologues mobilisés ce soir-là", a-t-il confié. Un argument qui ne convainc pas vraiment la représentante du garde des Sceaux, d’autant plus que la fraude a eu lieu huit ans après les faits. Pire, selon l’expert psychiatrique, l’homme ne présente aucun traumatisme allant dans ce sens.
Une fin de carrière probable
Aujourd’hui, le magistrat risque la révocation. La décision est attendue le mois prochain. Cette affaire rappelle que même les professionnels de la justice ne sont pas à l’abri de poursuites disciplinaires sévères.



