Licenciement validé pour un serveur ayant dénoncé son employeur sur TikTok
Licenciement validé pour un serveur sur TikTok

Le Tribunal supérieur de justice des îles Baléares (TSJIB) a définitivement confirmé le licenciement disciplinaire d'un serveur d'un hôtel d'Ibiza, qui avait publié une vidéo sur TikTok pour dénoncer les marges de son employeur et son faible salaire. L'affaire s'est déroulée au sein de l'établissement Fiesta Hôtels & Resorts d'Ibiza.

Les faits reprochés

Pendant ses heures de travail, le salarié a utilisé son téléphone pour filmer la caisse informatisée du service en chambre. Dans cette vidéo diffusée sur TikTok, il dénonce les pratiques de l'entreprise : un café coûterait "20 centimes" à l'hôtel pour être revendu "5 euros" aux clients. Il y affirmait également que les travailleurs étaient "sous-payés, ne recevant que 1 400 euros" de salaire, selon El Periodico.

La procédure de renvoi

Face à la vidéo, l'hôtel a immédiatement engagé une procédure de renvoi. L'ex-serveur a contesté son licenciement, affirmant pour sa défense que le nom de l'établissement n'était pas cité, que la lettre de licenciement comportait des erreurs et qu'aucune perte financière n'avait été prouvée.

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La décision de justice

Le tribunal supérieur de justice des îles Baléares a rejeté ces arguments. Selon la cour, il n'est pas nécessaire qu'un logo apparaisse : le simple fait de montrer le système interne suffit à identifier l'hôtel, ce qui peut nuire à leur image. De plus, la justice rappelle qu'il n'est pas obligatoire de prouver des dégâts économiques directs pour justifier une faute grave.

Proportionnalité de la sanction

Le TSJIB conclut que cette sanction est proportionnelle à la gravité de la conduite. Le serveur conserve toutefois la possibilité de contester cette décision devant la Cour suprême espagnole.

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