La ministre des Sports répond au maire de Nice après le transfert des épreuves de glace
Invitée sur TF1 ce lundi 1er juin 2026, la ministre des Sports, Marina Ferrari, a fermement rejeté toute « politisation du dossier » des Jeux olympiques d'hiver de 2030. Cette déclaration fait suite à l'annonce par les organisateurs d'un repli des épreuves de glace vers Lyon, au détriment de Nice. Le maire de Nice, Éric Ciotti, avait vivement dénoncé ce qu'il considère comme « un choix politicien ».
Les raisons du transfert
Vendredi 29 mai 2026, les organisateurs d'Alpes 2030 ont acté le transfert vers Lyon de l'ensemble du pôle glace, comprenant le hockey, le patinage artistique, le curling et le short-track. Ces épreuves étaient initialement prévues à Nice, mais le nouveau maire de la ville, Éric Ciotti, a refusé d'installer une patinoire temporaire dans le stade de football de l'Allianz Riviera. Ce refus a conduit à une réévaluation des options disponibles.
Interrogée sur l'impact politique de cette décision, Marina Ferrari a été claire : « La décision aurait été exactement la même si ce n'était pas un maire d'extrême-droite. » Elle a insisté sur le fait que l'organisation des Jeux olympiques d'hiver implique la Nation tout entière et ne saurait être politisée.
Des contraintes techniques et financières
La ministre a expliqué que le refus de M. Ciotti n'était pas une surprise, car il l'avait annoncé pendant sa campagne électorale. « C'est son choix, on parle aujourd'hui de 3 à 6 matchs qui auraient été impactés de l'OGC Nice », a-t-elle précisé. Cependant, l'audit des alternatives possibles a révélé des surcoûts importants et des difficultés techniques insurmontables.
« En toute franchise, nous avons audité toutes les possibilités alternatives, force est de constater que c'était à chaque fois des surcoûts très importants, voire parfois des difficultés techniques qui faisaient que nous n'étions pas en mesure d'assurer la tenue des épreuves », a-t-elle ajouté.
Marina Ferrari a également souligné que scinder les épreuves de glace en deux pôles distincts aurait alourdi la facture, pénalisé les résultats des athlètes et grevé le coût écologique du projet. « J'ai été assez contrariée de devoir abandonner le pôle de Nice car je crois que c'était une magnifique vitrine pour le pays, mais nous avons tiré le constat : une impossibilité technique et financière d'organiser ces épreuves à Nice sans l'utilisation de l'Allianz Riviera », a-t-elle résumé.



