Un homme condamné à deux ans de prison ferme pour violences sur des gendarmes
Le tribunal d'Alès a condamné ce lundi 25 mai un homme de 55 ans à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt pour des violences commises sur des gendarmes à La Grand-Combe. L'individu, fortement alcoolisé, avait été interpellé après avoir été retrouvé titubant et allongé sur le trottoir.
Des faits de violence sous l'emprise de l'alcool
Didier B., de retour de Paris par le train, avait consommé une bouteille de whisky. Il explique : "J’étais dans le train. J’arrivais de Paris. Mais entre Clermont-Ferrand et La Grand-Combe, je ne sais plus ce que j’ai fait. Je ne me souviens plus. Je ne peux pas m'expliquer." Les gendarmes alertés l'ont trouvé au sol. Lors de leur intervention, l'homme s'est débattu, a crié et a donné des coups. Il a finalement été maîtrisé avec difficulté. Placé dans le véhicule de gendarmerie, il a continué à donner des coups de pied dans les sièges et à se cogner la tête contre la vitre.
Une nouvelle scène de violence à la brigade
Conduit à la brigade, l'homme s'est tapé la tête contre le sol et a refusé le dépistage d'alcool. En cellule, il a distribué des coups de tête et de pied, nécessitant l'intervention de quatre gendarmes pour le maîtriser. En garde à vue, il a reconnu les faits mais n'a pu fournir d'explication. Il a évoqué une rupture récente comme cause de sa rechute dans l'alcool après plusieurs mois d'abstinence.
Un lourd passé judiciaire
Le casier judiciaire de Didier B. mentionne 33 condamnations entre 1992 et 2023, pour vols, stupéfiants, violences, dégradations, etc. La substitut du procureur, Cindy Fernandez, a qualifié ce parcours de "trajectoire de délinquance affirmée" et a souligné que le prévenu avait porté atteinte à l'intégrité physique des gendarmes. Elle a requis deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt.
La défense plaide pour un bracelet électronique
Me Karim Derbal, avocat de la défense, a plaidé pour un enfermement à domicile sous bracelet électronique, arguant que "il pourra continuer à boire chez lui sans faire porter le poids de son incarcération sur la société." Le tribunal a suivi les réquisitions : Didier B. a été condamné à deux ans de prison ferme et incarcéré immédiatement.



