L'IGPN enquête sur le numéro 2 du Raid soupçonné de harcèlement sexuel
IGPN enquête sur numéro 2 du Raid pour harcèlement sexuel

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour harcèlement sexuel visant le numéro 2 du Raid, une figure respectée de l'unité d'élite. Selon nos informations, plusieurs plaintes auraient été déposées par des femmes membres ou ex-membres de l'unité, évoquant des faits qui se seraient déroulés entre 2019 et 2024.

Des témoignages accablants

Les témoignages recueillis par l'IGPN décrivent un comportement inapproprié et répété de la part du commandant adjoint du Raid. Des gestes déplacés, des propos à caractère sexuel et des avances non consenties auraient été signalés. Une ancienne policière raconte : "Il utilisait son autorité pour imposer des contacts physiques, et si on refusait, on était mis à l'écart."

Une procédure interne déjà engagée

Avant l'ouverture de l'enquête de l'IGPN, une procédure interne avait déjà été lancée par la direction du Raid. Celle-ci avait été alertée par des signalements anonymes. Le commandant adjoint avait alors été écarté de ses fonctions le temps de l'enquête. Cependant, plusieurs victimes présumées estiment que les mesures prises en interne étaient insuffisantes.

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Un choc au sein de l'unité d'élite

Cette affaire provoque un séisme au sein du Raid, une unité réputée pour sa discipline et sa cohésion. Le numéro 2, âgé de 48 ans, est un officier expérimenté, décoré pour ses actions lors d'interventions de haut risque. Son profil contraste avec les accusations portées contre lui. "C'est un choc, personne ne s'attendait à ça", confie un membre du Raid sous couvert d'anonymat.

Les réactions officielles

Le ministre de l'Intérieur a réagi en déclarant : "La police doit être exemplaire. Toute accusation de harcèlement sexuel sera traitée avec la plus grande rigueur." Le directeur général de la police nationale a également promis de faire toute la lumière sur cette affaire. De son côté, l'avocat du commandant adjoint dénonce une "cabale" et affirme que son client "conteste fermement ces accusations".

Un contexte de lutte contre les violences sexistes

Cette enquête s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au sein des forces de l'ordre. Plusieurs affaires récentes ont mis en lumière des comportements inappropriés dans différentes unités. Des associations féministes saluent l'ouverture de cette enquête, mais appellent à des mesures structurelles pour prévenir ces violences.

L'enquête de l'IGPN se poursuit, et le commandant adjoint reste présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Les auditions des plaignantes et des témoins doivent se poursuivre dans les semaines à venir. Cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement et l'image du Raid.

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