Heysel, Hillsborough, Port-Saïd : les nuits noires du football
Heysel, Hillsborough, Port-Saïd : tragédies du foot

Alors que le PSG remet sa couronne européenne en jeu ce samedi, la préfecture s’attend à une soirée très agitée. Espérons qu’elle n’atteigne pas le niveau de certaines nuits où le football s’est enfoncé dans le sang et la honte. Retour sur les pires catastrophes de l’histoire du ballon rond.

Heysel, 1985 : la honte belge

Le 29 mai 1985, à Bruxelles, la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions entre la Juventus de Turin et Liverpool vire au drame. Avant le coup d’envoi, des supporters anglais chargent les fans italiens, provoquant un mouvement de foule. Un mur s’effondre, tuant 39 personnes, dont 32 Italiens. Plus de 600 blessés sont dénombrés. Le match se joue malgré tout, comme si de rien n’était. Cette tragédie entraîne l’exclusion des clubs anglais des compétitions européennes pendant cinq ans.

Hillsborough, 1989 : l’incompétence meurtrière

Le 15 avril 1989, à Sheffield, lors de la demi-finale de la FA Cup entre Liverpool et Nottingham Forest, 96 supporters des Reds perdent la vie, écrasés dans une enceinte surpeuplée. La cause : une erreur de gestion policière. Les forces de l’ordre ouvrent une porte sans contrôler les flux, provoquant un entassement mortel. Pendant des années, la police a tenté de rejeter la faute sur les supporters ivres. Il a fallu attendre 2016 pour que la justice reconnaisse l’innocence des victimes et l’incompétence des autorités.

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Port-Saïd, 2012 : la guerre civile dans les tribunes

Le 1er février 2012, en Égypte, après un match entre Al-Masry et Al-Ahly, des supporters locaux attaquent les fans du Caire à coups de pierres, de bâtons et de couteaux. Le bilan est effroyable : 74 morts et plus de 500 blessés. Les forces de l’ordre restent passives, accusées de complicité. Ce drame plonge le football égyptien dans le deuil et provoque des manifestations politiques contre le régime de Moubarak.

Ces trois nuits noires rappellent que le football, malgré sa beauté, peut aussi être le théâtre des pires violences. Espérons que les mesures de sécurité actuelles suffiront à éviter de nouveaux drames.

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