Une grève des marins de la drague et des remorqueurs perturbe l’activité portuaire de Bayonne depuis ce lundi 18 mai. Les salariés mobilisés dénoncent « une surcharge de travail » et des conditions d’astreintes jugées insatisfaisantes. Des négociations sont en cours avec la direction.
Un arrêt de travail qui bloque l’activité économique
La drague « Hondarra » est à quai, à l’arrêt depuis la première heure de ce lundi. L’un des deux remorqueurs du port, le « Balea », est resté amarré, tandis que le second, le « Göksu V », devrait cesser son activité mardi. Ce mouvement de grève concerne les 19 marins de ces trois navires, salariés de la Société portuaire du port de Bayonne.
Conséquence directe : deux cargos attendus par des usines du port sont contraints de mouiller au large, faute de remorquage sur l’Adour. L’activité économique est donc fortement impactée.
Les revendications des marins
Les grévistes dénoncent l’absence non remplacée de deux confrères, ce qui entraîne une répartition accrue de la charge de travail sur les marins présents. Ils souhaitent également renégocier le montant de l’indemnité kilométrique pour leurs déplacements vers le port, ainsi que leurs conditions d’astreintes.
Le « Balea », capable de tracter des navires de plus de 130 mètres, est à l’arrêt depuis minuit dans la nuit de dimanche à lundi. Le « Göksu V », qui intervient sur les bateaux de dimensions inférieures, rejoindra le mouvement à minuit dans la nuit de lundi à mardi. À partir de là, l’essentiel de l’activité économique sera paralysée, les marins assurant uniquement une permanence de sécurité du port.
Négociations en cours
Une rencontre entre les représentants des marins et la direction était prévue ce lundi à 17 heures. Contacté par « Sud Ouest », le président du port, Pascal Marty, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade des discussions. Les marins espèrent une avancée rapide pour mettre fin au conflit.



