Un paquebot de croisière, amarré depuis plusieurs jours dans le port de Bordeaux, a été au centre d'une suspicion d'épidémie de gastro-entérite. Ce mercredi 13 mai 2026, les autorités sanitaires ont confirmé la présence de la maladie à bord, entraînant une levée partielle de la quarantaine imposée au navire et à ses passagers.
Une suspicion rapidement confirmée
Dès l'arrivée du paquebot, plusieurs cas de symptômes gastro-intestinaux ont été signalés par l'équipage et les voyageurs. Les prélèvements effectués par l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine ont permis d'identifier l'agent pathogène responsable, confirmant ainsi une épidémie de gastro-entérite aiguë. Les autorités ont immédiatement mis en place des mesures de confinement pour éviter toute propagation à terre.
Mesures sanitaires strictes
Le navire, qui transporte près de 2 500 personnes, a été placé en quarantaine dès l'apparition des premiers cas. Les passagers et l'équipage ont été confinés à bord, tandis que les services de nettoyage et de désinfection ont été renforcés. Les autorités sanitaires ont également procédé à une enquête épidémiologique pour déterminer l'origine de la contamination, suspectant une source alimentaire ou une transmission interhumaine.
Levée partielle de la quarantaine
Face à l'amélioration de la situation, les autorités ont décidé de lever partiellement la quarantaine. Les passagers asymptomatiques sont désormais autorisés à quitter le navire, sous réserve de respecter des consignes strictes : port du masque, distanciation sociale et suivi médical. Cependant, les personnes présentant encore des symptômes restent confinées à bord jusqu'à leur guérison complète.
Réactions des passagers et des autorités
Les passagers, bien que soulagés, expriment leur mécontentement face à la gestion de la crise. Certains dénoncent un manque d'information et des conditions de confinement difficiles. De leur côté, les autorités sanitaires et la compagnie de croisière insistent sur la nécessité de ces mesures pour protéger la santé publique. Le préfet de la Gironde a salué la réactivité des services de santé et rappelé l'importance de la vigilance face aux risques épidémiques.
Un incident qui interroge
Cet événement relance le débat sur les conditions sanitaires à bord des paquebots de croisière, souvent pointés du doigt pour leur promiscuité et le risque de propagation de maladies. Les autorités sanitaires ont annoncé qu'elles mèneront une inspection approfondie du navire avant son départ, afin de garantir qu'aucun risque résiduel ne subsiste. La compagnie de croisière, de son côté, s'est engagée à revoir ses protocoles d'hygiène et de prévention.
Alors que la saison touristique bat son plein, cet incident rappelle que la surveillance sanitaire reste un enjeu majeur pour les ports français, en particulier ceux accueillant des navires de grande capacité. Les autorités locales et nationales travaillent en étroite collaboration pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.



